Les prix du pétrole se sont nettement repliés mardi à New York, après avoir atteint leur plus haut niveau depuis début mai, affectés par la baisse de confiance des ménages américains, de mauvais augure pour la demande d'or noir.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre a terminé à 77,50 dollars, en recul de 1,48 dollar par rapport à la veille.

Les cours ont décroché à l'annonce d'une nouvelle détérioration de la confiance des consommateurs aux États-Unis, le premier pays consommateur d'or noir.

Cet indice, mesuré par le Conference Board, a baissé plus que prévu, revenant à 50,4 points, son niveau le plus bas depuis février.

«Cela affecte l'impression du marché quant à l'état de la demande dans les six prochains mois», a expliqué Adam Sieminski, de la Deutsche Bank.

«Il y a une relation très claire entre la croissance économique et la demande de pétrole, toute information qui implique une croissance économique plus faible se traduit» par la perception que la demande de pétrole sera elle aussi moins élevée, a-t-il ajouté.

«La perception de ce que seront l'offre et la demande dans six mois ou un an est aussi importante que l'état actuel de ces facteurs. Et la confiance des consommateurs est un bon indicateur de l'évolution de la demande».

Les cours avaient commencé la séance en hausse, le baril touchant à New York 79,69 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 6 mai.

Pour les analystes de Barclays Capital, le marché «continue de flirter avec l'idée de passer pour de bon au-dessus de 80 dollars le baril».