Les prix du pétrole ont fini en nette baisse lundi à New York, dans un marché pénalisé par des réserves élevées aux États-Unis et une monnaie américaine raffermie.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en juin a terminé à 84,20$, en repli de 92 cents par rapport à vendredi.

«L'offre est considérable et, évidemment, la hausse du dollar n'a pas aidé le marché pétrolier», a résumé Bart Melek, de BMO Capital Markets.

Le baril n'a donc pas poursuivi sur sa lancée de vendredi, lorsqu'il avait progressé d'environ 1,50$, malgré une petite résistance à l'ouverture du marché.

Le renforcement du dollar, signe d'une certaine aversion pour le risque de la part des investisseurs, a apaisé les velléités à la hausse.

Les interrogations persistantes autour de la Grèce, en discussions pour obtenir l'aide financière qu'elle a officiellement demandé auprès de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, ont refroidi les investisseurs.

La Grèce a promis lundi de nouvelles mesures pour purger ses finances en contrepartie de l'aide de l'UE et du FMI, tandis que les principaux dirigeants européens ont tenté de mettre une sourdine à leurs dissensions qui ont continué d'alimenter la défiance des marchés.

Le marché était également sapé par l'offre abondante aux États-Unis.

«Les réservoirs à Cushing (le principal terminal pétrolier aux États-Unis, situé dans l'Oklahoma) sont remplis à des niveaux proches de records, les réserves augmentant la semaine passée de 5,8% à 34,1 millions de barils, ce qui laisse seulement 16 millions de barils environ de place de stockage inutilisée», a souligné Mike Fitzpatrick, de MF Global.