Rio Tinto Alcan explore l'idée de construire une importante aluminerie en Algérie et a amorcé des discussions avec le gouvernement du pays en vue de concrétiser le projet.

Sylvain Larocque LA PRESSE CANADIENNE

C'est ce qu'a indiqué Amir Mirchi, vice-président de Rio Tinto Alcan Métal primaire pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, lors d'un récent passage à Alger.

Un porte-parole de Rio Tinto Alcan, Stephano Bertolli, a confirmé mercredi que l'entreprise examinait «une occasion de développement en Algérie», tout en soulignant qu'on n'en était encore qu'«aux étapes préliminaires».

M. Bertolli a précisé que les nouveaux projets d'aluminerie de Rio Tinto Alcan avaient une capacité typique de 460 000 tonnes par année, qui peut être doublée dans une deuxième phase.

C'est principalement l'énergie produite à faible coût à partir de gaz naturel qui intéresse la filiale montréalaise de Rio Tinto au Moyen-Orient. Il y a un an, l'entreprise a inauguré à Oman une aluminerie d'une capacité de 360 000 tonnes dans laquelle elle détient une participation de 20%.

M. Bertolli a assuré que la construction éventuelle d'une aluminerie en Algérie n'aurait pas d'impact sur les projets de développement de Rio Tinto Alcan au Québec, notamment celui de l'usine-pilote AP50, dans l'arrondissement Jonquière de Saguenay.