Les subventions publiques aux produits pétroliers, sous forme de fiscalité réduite pour les entreprises ou d'aide aux consommateurs, pèseront en 2010 environ 1% du produit intérieur brut mondial, selon une étude d'économistes du Fonds monétaire international.

Mis à jour le 25 févr. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

«En 2003, les subventions mondiales aux consommateurs pour les produits pétroliers totalisaient environ 60 milliards de dollars. Selon les projections, elles doivent atteindre près de 250 milliards de dollars en 2010», ont indiqué ces six économistes.

«Si on y inclut les taxes, qui sont à un niveau inférieur à leur niveau optimal, les subventions sont, selon nos estimations beaucoup plus importantes: 740 milliards de dollars en 2010, soit 1% du PIB mondial», ont-ils ajouté.

Les économistes du FMI lient la hausse spectaculaire de ces subventions, qui devraient augmenter de «près d'un tiers entre la mi-2009 et la fin 2010», au bond attendu des cours du pétrole brut sur la même période.

Cette étude est intitulée «Les subventions aux produits pétroliers: coûteuses, inéquitables et en hausse».

«Diviser par deux les subventions incluant les taxes pourrait réduire de plus de 16% les déficits budgétaires projetés dans les pays les pratiquant et abaisser les émissions de gaz à effet de serre d'environ 15% sur le long terme», ont calculé les économistes.

Les auteurs de l'étude estiment que ces subventions destinées à l'origine à aider les ménages défavorisés manquent cet objectif: 80% de leurs bénéfices reviennent aux 40% les plus riches, qui consomment plus de produits pétroliers du fait de leurs déplacements.

Mais l'éventuel retrait de ces mesures devra en prévoir d'autres «pour atténuer les conséquences de la hausse des prix sur les groupes les plus pauvres», prévient le FMI.