Le gouvernement du Québec demande à Shell de reporter au 1er juin le démantèlement de sa raffinerie pour permettre à d'éventuels acquéreurs de se manifester d'ici là.

Éric-Pierre Gibeault LA PRESSE

LaPresseaffaires.com a obtenu copie de la lettre adressée à Shell et signée par les ministres Nathalie Normandeau (Ressources naturelles) et Clément Gignac (Développement économique). Dans cette missive, le gouvernement du Québec se dit ouvert à une rencontre «ayant pour but d'échanger sur le dossier de la raffinerie de Shell située à Montréal-Est.»

Rappelons que le 7 janvier dernier, Shell annonçait son intention de fermer sa raffinerie de Montréal-Est pour la convertir en simple terminal. Des 550 employés, seulement une trentaine garderait leur emploi.

«Bien que nous ayons pris acte du caractère définitif de votre décision de fermer la raffinerie pour convertir vos installations en terminal, nous réitérons que nous aurions souhaité que Shell maintienne l'exploitation et le développement de sa raffinerie, tel que mentionné lors de notre conversation du 22 janvier dernier.»

Les ministres Normadeau et Gignac ajoutent qu'ils sont «confiants que Shell évaluera et considérera tout proposition sérieuse d'offre d'achat de ses intallations avec ou sans le réseau de distribution. Enfin, nous vous demandons de faire état publiquement de votre ouverture à cet égard afin de faciliter l'émergence d'acquéreurs potentiels.»

Le 12 janvier dernier, au centre-ville de Montréal, une centaine de syndiqués ont manifesté contre la décision de Shell de fermer sa raffinerie.