Le syndicat représentant les employés d'une usine d'AbitibiBowater (T.ABH) fermée à Terre-Neuve-et-Labrador entend s'opposer aux efforts faits par l'entreprise pour éviter de verser des indemnités de départ aux travailleurs mis à pied.

Mis à jour le 20 avr. 2009
Ross Marowits LA PRESSE CANADIENNE

Dave Coles, président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), a indiqué lundi que des avocats avaient reçu le jour-même le mandat de s'opposer en cour aux manoeuvres de réduction des coûts de l'entreprise.

«Il y a un certain nombre de points au sujet des indemnités de départ, de la paye de vacances et des prestations de retraite, et nous allons nous objecter à la position de la compagnie à ce sujet», a affirmé M. Coles lors d'un entretien.

Le géant du papier journal a demandé et obtenu la protection de la cour au Canada ainsi qu'aux États-Unis contre ses créanciers, la semaine dernière, à la suite de l'échec de sa tentative de refinancement de sa lourde dette.

L'entreprise a néanmoins indiqué avoir l'intention de poursuivre ses activités quotidiennes, notamment ses obligations courantes envers les clients et le versement des salaires de ses employés, tout en tentant de régler sa dette de 6 milliards $ US.

Seth Kursman, porte-parole d'AbitibiBowater, a indiqué que l'entreprise espérait parvenir à une entente générale relativement à tout ce qui touche l'usine de Grand Falls, à Terre-Neuve-et-Labrador.

«Nous avons une série de questions devant être réglées à Terre-Neuve-et-Labrador, et nous espérons parvenir à un règlement d'ensemble», a-t-il dit.

Parce que la société s'est placée sous la protection des tribunaux, les indemnités de départ et prestations de retraite doivent être autorisées en cour, a ajouté M. Kursman.

AbitibiBowater a vu le jour en 2007 à la suite de la fusion de la société canadienne Abitibi-Consolidated et de Bowater, de la Caroline du Sud.

L'entreprise a perdu 801 millions $ US durant les neuf premiers mois de 2008. Elle n'a pas encore rendu publics les résultats financiers des trimestres subséquents.

AbitibiBowater fait face à d'autres problèmes, alors que la demande de pâte, de bois d'oeuvre, de papier journal et d'autres produits de papier est en baisse en raison de la présente récession mondiale.

À la Bourse de Toronto, lundi, le cours des actions d'AbitibiBowater a terminé la journée à 61 cents, sans changement par rapport à son précédent taux de clôture.