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Mavrix Exploration: effondré en 2008, champion en 2009

Paul MacDonald... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Paul MacDonald

Photo: Martin Chamberland, La Presse

(Montréal) Il y a quelques semaines, le gestionnaire de fonds Paul MacDonald, aussi vice-président de la firme Mavrix, a reçu un courriel de son père, qui lui faisait remarquer qu'un de ses fonds obtenait de très bons résultats. M. MacDonald est allé vérifier. Non seulement son fonds de ressources naturelles Exploration se tirait bien d'affaire, mais il trônait dans le haut de la liste. Tout en haut.

De tous les fonds d'actions canadiens recensés par la firme Morningstar, le Mavrix Exploration - l'un des plus volatils de sa catégorie - a offert le meilleur rendement au cours des deux premiers mois de l'année: 28,3%. Pendant ce temps, l'indice Morningstar d'actions de ressources naturelles canadiennes cédait 6,6%

 

Or, sur une période d'un an, ce même fonds a eu des résultats désastreux. Il a perdu 62,8% pendant que l'indice correspondant lâchait 39%. Pour l'année, il s'est classé parmi les 15 pires fonds d'actions... sur un total de 2105. Dans le secteur des ressources naturelles, il était 66e sur 70.

Tant et si bien que Morningstar n'attribuait qu'une étoile au fonds, ce qui signifie qu'il était dans le dernier décile de la catégorie et donc considéré comme «pauvre».

Repositionnement

Paul MacDonald reçoit La Presse Affaires dans les bureaux montréalais de la firme, au centre-ville. Il nous a confirmé que le spectaculaire revirement n'était pas le fruit du hasard.

«Nous avons eu un mois d'octobre très dur, puis un mois de novembre encore plus dur, raconte-t-il. Mais nous avons repositionné le fonds au mois de décembre et cela a favorisé notre rebond.»

Le fonds contenait beaucoup de titres de petite capitalisation, des titres qui s'échangeaient très bas et qui, de l'opinion du gestionnaire, avaient une grande valeur. «Mais nous en sommes venus à la conclusion que ce n'étaient pas les petites capitalisations qui allaient mener une reprise. Nous en avons donc vendu et nous nous sommes repositionnés vers les sociétés à moyenne capitalisation.»

M. MacDonald a augmenté substantiellement, mais progressivement, la portion du fonds investie dans le secteur de l'énergie. «En décembre, nous avions entre 5 et 8% de notre action dans l'énergie. Aujourd'hui, nous sommes à plus de 30%.»

«Je pense que l'énergie mènera la reprise, et le secteur a peut-être déjà mené une partie de la remontée que nous avons vue jusqu'à présent», précise-t-il.

Mavrix gère 35 millions d'actifs dans ses fonds de ressources naturelles, soit 2,5 millions dans le Fonds Exploration (au 31 mars), et 32,5 millions dans le Fonds séries multiples Exploration. Ses trois participations les plus importantes, dans le Fonds Exploration, sont dans les sociétés Teck Cominco (6,2%), Nova Chemical (5,7%) et Royal Nickel (4,0%).

Sonner la cloche

Paul MacDonald a confiance de voir son fonds continuer à offrir de bons résultats. Car il croit «définitivement» que les prix des ressources ont atteint le fond.

Il se réjouit des récents mouvements à la hausse dans le marché. «Maintenant, on a besoin que les données économiques suivent, notamment celles de la Chine», précise-t-il.

Tout en restant prudent, il voit d'un très bon oeil la remontée de l'indice PMI chinois au-dessus de 50, ce qui indique que le secteur manufacturier du pays est à nouveau en expansion.

«On commence à voir des signes de reprise. On ne peut pas encore sonner la cloche, mais on monte l'escalier vers cette cloche.»

Il est optimiste pour les 6 à 12 prochains mois, même s'il prévoit encore des cahots dans la route. Mais il y a des occasions pour être actif à travers les hauts et les bas. Et M. MacDonald assure qu'il continue de l'être.

Le temps pour les accréditives

M. MacDonald gère aussi des fonds d'actions accréditives de minières canadiennes.

Prêchant certes pour sa paroisse, il y voit une meilleure valeur que jamais, d'autant plus que les déductions fiscales offrent un certain coussin en cas de recul du marché.

«Si on veut investir et maximiser l'efficacité fiscale, au moment où les sociétés ont besoin de financement, on peut avoir des prix très attrayants actuellement, dit M. MacDonald. C'est probablement l'un des meilleurs temps pour investir, même si nous comprenons qu'il est difficile de se lancer après une période si ardue.»

Gestion de fonds Mavrix gère 18 fonds communs et des fonds d'actions accréditives. La société compte un actif sous gestion de 256 millions. Elle favorise une gestion active et des fonds plus concentrés, tout en mettant l'accent sur des sociétés à petite et moyenne capitalisation boursière.

 




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