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Les employés d'AbitibiBowater dans l'incertitude

David J. Paterson, PDG de l'entreprise, espère pouvoir... (Photo: Bloomberg)

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David J. Paterson, PDG de l'entreprise, espère pouvoir l'empêcher de faire faillite.

Photo: Bloomberg

Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal

Les employés d'AbitibiBowater (T.ABH) attendent nerveusement de connaître leur sort, alors que le géant du papier journal semble destiné à se placer sous la protection de la loi sur les faillites, après avoir été dans l'impossibilité de restructurer la dette de sa filiale américaine Bowater.

Dave Coles, président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), a affirmé mercredi qu'un arrêt complet des opérations serait «brutal» pour les travailleurs. Même sans cela, le syndicat se dit préoccupé par les neuf régimes de retraite que compte l'entreprise au Canada.

«Cela crée vraiment beaucoup d'incertitude, et ce qui se passe rend mal à l'aise plusieurs collectivités, nos membres et nos membres à la retraite», a-t-il déclaré depuis Halifax, où il se trouvait à la suite d'une rencontre avec le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams.

Le gouvernement provincial a indiqué qu'il assumerait les opérations des actifs de l'entreprise à son usine de papier qui a été fermée dans le centre de Terre-Neuve.

Le producteur montréalais de papier journal a annoncé mercredi matin l'échec du plan de restructuration de la dette de 1,8 milliard $ US de Bowater, ce qui le contraint à envisager d'autres options pour éviter la faillite.

Le cours de l'action d'AbitibiBowater a chuté de plus de 19 pour cent à la Bourse de Toronto. Après un recul initial de 23 pour cent, le titre a quelque peu repris de sa valeur et clôturé à 66 cents, en baisse de 16 cents.

AbitibiBowater a fait savoir avant l'ouverture des marchés boursiers que les offres d'échange des titres de créance visant à restructurer la dette de Bowater avaient expiré mardi soir à minuit sans avoir obtenu l'appui requis de la part des créanciers.

Constatant l'échec de cette opération, qui avait été jugée essentielle pour une restructuration du capital de l'ordre de 2,9 milliards $ US, le groupe a assuré qu'il évaluait maintenant de nouvelles solutions de restructuration avec des prêteurs et des porteurs de titres de créance.

«Nous gardons espoir que nous pourrons collaborer efficacement avec l'ensemble de nos prêteurs, porteurs de titres de créance et autres parties prenantes pour restructurer différemment la totalité de nos dettes», a déclaré par voie de communiqué le président et chef de la direction d'AbitibiBowater, David Paterson.

Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard, s'est pour sa part montré inquiet pour la survie de l'entreprise, qui emploie près de 9000 personnes dans la province.

«C'est préoccupant. Nous on souhaite qu'ils trouvent les financiers et une façon de passer à travers la situation actuelle», a indiqué M. Béchard avant de se rendre à une réunion du conseil des ministres à Québec.

Son collègue du Développement économique, Raymond Bachand, s'est dit tout aussi préoccupé, même s'il mise sur la nouvelle tentative de restructuration de la dette de l'entreprise.

«Abitibi est une société qui a 6 milliards $ de dettes. C'est complexe, mais ils vont réussir», a dit M. Bachand.

 




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