Le producteur de papier journal AbitibiBowater (T.ABH) fait un pas vers la restructuration financière en s'entendant avec Citigroup (C) sur l'échange de titres de dette concernant sa filiale états-unienne Bowater.

Michel Munger
Michel Munger LA PRESSE

C'est du moins ce qu'affirme le New York Times ce matin, citant une source familière avec le dossier.Le quotidien new-yorkais affirme que la banque américaine a changé d'avis sur l'échange de billets mais que l'on ne sait pas si les autres détenteurs de ces titres ont fait la même volte-face.

Citigroup s'attendrait à ce que des assurances contre le risque de défaut de paiement (credit default swaps en anglais) soient rachetées dans le cadre d'une entente.

AbitibiBowater a jusqu'à 17h pour échanger 1,8 milliard US de billets avec ses prêteurs, une mesure qui vise à refinancer à moyen terme sa dette au lieu de la rembourser à court terme. Surtout, le refinancement lui permettrait de ne pas demander la protection de la loi contre ses créanciers.

D'autre part, un refinancement de 2,4 milliards de dette de la filiale Abitibi-Consolidated est aussi en cours.

L'entreprise traîne une dette totale de 6 milliards. Après avoir annoncé la fermeture d'usines et une série de mesures de restructuration, AbitibiBowater voit les journaux traverser une crise.