Une dizaine d'années, peut-être davantage si on découvre d'autres réserves d'or: c'est la durée de vie prévue de la mine Canadian Malartic. «Ils vont aller chercher ce dont ils ont besoin. Après...», laisse tomber Réjean Blanchette, un citoyen rencontré sur place.

Philippe Mercure
Philippe Mercure LA PRESSE

Cette question du «après» est sur toutes les lèvres à Malartic. Du point de vue économique, on craint que le boom d'emplois ne soit suivi d'un dur retour sur terre. Osisko a répondu aux inquiétudes en mettant sur pied le «Fonds essor Malartic Osisko». Elle y a versé 300 000 actions d'Osisko et y déposera 150 000$ chaque année où la mine fonctionne. Le but: soutenir des projets locaux qui se poursuivront après la fermeture de la mine.

 

«Des pinottes», dit Ugo Lapointe, de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine.

Du côté environnemental, on sait qu'une fois l'entreprise partie, la fosse et le parc à résidu, eux, demeureront.

Selon la loi, Osisko doit déposer un plan de fermeture de la mine avant le début de l'exploitation. Même si elle n'est pas tenue de le faire à ce point-ci, l'entreprise a déposé un plan de fermeture préliminaire auprès du BAPE pour qu'il puisse faire l'objet d'un débat public. Le plan de 45 millions de dollars stipule entre autres qu'Osisko laissera la fosse se remplir d'eau après son exploitation pour la transformer en lac.

Mais ce document préliminaire ne satisfait pas la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, qui souhaiterait débattre d'une version définitive du plan. «Le plan de fermeture, c'est ce qu'il y a de plus important dans ce projet. Et il y a très peu de chair autour de l'os», dit Ugo Lapointe.

Le processus du BAPE

Les séances d'information se sont tenues du 11 au 13 mars derniers

Les séances où les citoyens pourront émettre leur opinion sur le projet débutent le 14 avril

Le BAPE déposera son rapport au gouvernement du Québec au plus tard le 9 juillet