Le party de Noël vaut-il vraiment l'investissement ?

Les employés sont au coeur du succès d'une entreprise. Comme employeur, il faut... (Photo Archives Reuters)

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Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Les employés sont au coeur du succès d'une entreprise. Comme employeur, il faut les attirer, les retenir, les gérer, les motiver, les former. Dans les grandes entreprises, les ressources humaines sont généralement gérées par des spécialistes, alors que dans les PME, c'est souvent l'une des nombreuses responsabilités des patrons. Ils se posent différentes questions; La Presse s'adresse à un expert pour y répondre.

Q: «Une partie de nos activités d'affaires se fait dans le commerce de détail, où le taux de roulement est élevé. Je me suis toujours demandé s'il y avait une plus-value à organiser un party de Noël, alors que c'est tout de même assez dispendieux. Est-ce que ça change vraiment quelque chose en matière de rétention du personnel?»- Envoyé par une responsable des finances d'une entreprise du secteur du vêtement, Québec

R: «Il est clair qu'aujourd'hui, le party de Noël n'a plus rien à voir avec la célébration religieuse, mais cette activité est maintenue pour remercier les employés pour leurs efforts réalisés tout au long de l'année», explique Michel Tremblay, professeur spécialisé en gestion des ressources humaines et mobilisation à HEC Montréal.

«Si l'entreprise communique aux employés que ce party est une activité de reconnaissance, il y a des chances qu'il puisse avoir des effets positifs», dit-il.

Michel Tremblay croit que l'entreprise devrait en fait se poser la question inverse: «Quelles conséquences négatives importantes pourrait avoir le fait d'éliminer le party de Noël?»

À ses yeux, il risque particulièrement d'avoir des impacts négatifs si les employés sont jeunes et qu'ils gagnent de faibles salaires. Par contre, il convient qu'il risque d'avoir moins de conséquences fâcheuses si une grande majorité du personnel actuel ne participera pas au party de Noël parce qu'il aura quitté son emploi d'ici là.

Tout de même, le professeur croit qu'il faut avoir de très bonnes raisons pour éliminer le party de Noël.

«Peut-être qu'il serait avantageux de faire une petite enquête pour connaître le taux de satisfaction des employés par rapport à cette activité, pour obtenir leurs suggestions et pour voir si cette activité pourrait être remplacée par une autre forme de reconnaissance», dit-il.




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