En janvier, les prévisions d'embauche pour les ingénieurs s'annonçaient peu reluisantes. La crainte n'était que passagère, car l'optimisme est de nouveau au rendez-vous.

Mis à jour le 22 sept. 2014
Marie Lambert-Chan LA PRESSE

Au début de l'année, les recruteurs dans le domaine du génie se faisaient prudents, selon un sondage réalisé par le Réseau des ingénieurs du Québec. En raison de plusieurs projets ralentis ou reportés, ils prévoyaient un nombre d'embauches inférieur de 60% à celui de 2013. Tout cela semble être désormais du passé. «C'était circonstanciel, affirme Yves Lavoie, président du Réseau. On sent les entreprises un peu plus assurées. La plupart des grands chantiers vont de l'avant. Pensez seulement à l'échangeur Turcot, au pont Champlain et au pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.»

Le marché de l'emploi en génie fluctue parfois, mais en général, les ingénieurs sont toujours recherchés, rappelle M. Lavoie. Certains domaines restent plus populaires que d'autres. À eux seuls, les génies mécanique, civil et électrique accaparent 77% des prévisions d'embauche.

Mais qu'on ne s'y trompe pas: plusieurs autres spécialités du génie sont aussi recherchées et sont appelées à l'être davantage. «Les avancées technologiques créent de nombreux débouchés pour les ingénieurs informatiques et logiciels», observe Yves Lavoie. Les ingénieurs chimistes sont également très recherchés.

Yves Lavoie estime que les génies minier, métallurgique, géologique et des matériaux ont encore un bel avenir devant eux. «Le Québec demeure en bonne partie une économie de ressources», explique-t-il.

Des carrières accélérées

Le génie, comme tous les autres secteurs, subira les contrecoups des départs massifs à la retraite. Cela devrait se traduire par une offre importante de postes en expertise-conseil et en gestion de projets. «Les jeunes ingénieurs et les cadres intermédiaires qui souhaitent bonifier leur parcours professionnel auront intérêt à explorer ces avenues, note M. Lavoie. Ces ingénieurs avanceront plus rapidement dans leur carrière que n'ont pu le faire les baby-boomers.»