Démystifier la profession de thérapeute du sport

Pour devenir membre de la Corporation des thérapeutes... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Pour devenir membre de la Corporation des thérapeutes du sport du Québec, il faut compléter le baccalauréat de quatre ans en sciences de l'exercice avec une spécialisation en thérapie du sport à l'Université Concordia.

Photo Alain Roberge, archives La Presse

Q. «J'aimerais en savoir plus sur la profession de thérapeute du sport: la formation, les types de pratique et les employeurs potentiels, la situation actuelle de l'emploi, les perspectives, etc.» - Claudine

R. Le thérapeute du sport intervient lors d'une blessure aiguë d'un athlète professionnel ou amateur, utilise des techniques de réadaptation pour optimiser le retour au travail ou au sport après une blessure musculo-squelettique et optimise la performance des athlètes grâce à des entraînements spécifiques à leur sport pour prévenir les blessures.

Pour devenir membre de la Corporation des thérapeutes du sport du Québec (CTSQ), il faut compléter le baccalauréat de quatre ans en sciences de l'exercice avec une spécialisation en thérapie du sport à l'Université Concordia.

«Les étudiants doivent réaliser quatre stages d'un total de 1200 heures en milieu clinique comme une clinique privée en médecine sportive et sur le terrain avec une équipe sportive», indique Gaétan Lefebvre, porte-parole de la CTSQ.

Il faut également obtenir sa certification de premier répondant sportif, puis réussir les examens théorique et pratique de la CTSQ.

Souvent, les thérapeutes du sport travaillent en collaboration avec d'autres professionnels de la santé comme des massothérapeutes, des physiothérapeutes, des ostéopathes.

Thérapeute du sport depuis les années 80, Gaétan Lefebvre a travaillé longtemps pour le Canadien de Montréal. Il a vu la profession prendre de l'ampleur et la demande croître. «Avant, il y avait de l'emploi chez le Canadien, les Nordiques, les Expos, les Alouettes, alors cela faisait environ un total de huit postes, raconte M. Lefebvre, maintenant à son compte. Je n'aurais jamais cru il y a 15 ans que toutes les équipes universitaires auraient leurs thérapeutes du sport ni qu'on en retrouverait dans les cégeps et encore moins dans les écoles secondaires, mais c'est le cas maintenant.»

Les fédérations sportives embauchent aussi des thérapeutes du sport.

«De plus, chaque fois qu'on tient une compétition sportive ici, on a besoin de thérapeutes du sport», précise M. Lefebvre.

Les cliniques privées de médecine sportive sont également des employeurs.

«Les gens veulent être soignés comme les athlètes professionnels», remarque-t-il.

Certaines entreprises commencent aussi à se tourner vers des thérapeutes du sport.

«Elles investissent dans la mise en forme de leurs employés et dans la prévention des blessures pour réduire leurs couts liés aux accidents de travail, aux congés de maladie, etc. Le marché n'a pas atteint sa pleine maturité encore; la demande pour les thérapeutes du sport continue de croître.»

Question d'actualité

Q. Comment se porte l'emploi dans le secteur des services dans le domaine de la santé?

R. En 2012, 17 500 emplois ont été créés dans les services en soins de santé et l'assistance sociale. En matière de croissance, ce sous-secteur se classe derrière les services en information, culture et loisirs (+20 700) et l'enseignement (+21 000).

Vous avez des questions sur le monde de l'emploi? Écrivez-moi à: mletarte@lapresse.ca




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