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Voyages d'affaires: être ailleurs la moitié du temps

(Montréal) En tant que conseillère en affaires internationales pour le ministère de l'Immigration, Marie-Pier Beaudoin doit se rendre à Hong Kong et Istanbul fréquemment. En faisant quatre voyages de six semaines chaque année, la femme de 26 ans passe la moitié de sa vie en voyages d'affaires.

Chaque fois qu'elle se retrouve à l'étranger, Mme Beaudoin travaille beaucoup. Son horaire chargé a donc pour effet de chambouler ses habitudes de vie. «Si je termine à 19 h 30, après une longue journée de travail, j'ai le réflexe d'aller au restaurant, au lieu de me cuisiner quelque chose, explique-t-elle. Mais il arrive un moment où je ne veux plus rien savoir de la nourriture de resto.

«Dans l'appartement-hôtel où je séjourne à Hong Kong, j'ai une minuscule cuisine où je peux préparer des plats très simples, précise-t-elle. Quand j'en ai l'occasion, je cible des restaurants santé et je vais à l'épicerie pour m'acheter des fruits et des légumes. Ce n'est pas vrai que mon corps peut supporter des brunchs à l'hôtel tous les matins.»

Catapultée à l'étranger 24 semaines par année, la jeune femme ne peut plus faire autant d'activités physiques qu'avant. «Je suis une fille très sportive. J'ai l'habitude de m'inscrire à des cours d'équipes, mais ce n'est plus possible avec mon travail. Comme le voyagement est très fatigant physiquement, ça me donne moins le goût d'en faire. Depuis quelque temps, je vais au gym de l'hôtel après le boulot. Je ne suis pas une grande fervente, mais c'est un peu ma seule option pour garder la forme.»

Combattre le décalage

Confrontés aux 7 et 12 heures de décalage horaire à Istanbul et Hong Kong, Marie-Pier Beaudoin et ses collègues échangent des trucs pour mieux vivre la situation. «Il existe plusieurs théories. Certains prennent des pilules pour s'endormir les premiers soirs. D'autres font de courtes siestes en arrivant. Personnellement, je préfère que le sommeil vienne naturellement. C'est plus facile de reprendre un rythme normal après ça.»

Afin d'éviter un déficit de sommeil, elle tente également de changer ses habitudes quelques jours avant son départ. «J'essaie de coordonner mes heures de sommeil avec l'heure de l'endroit où je vais. Je dors un peu dans l'avion. Malgré la tentation d'aller me coucher en arrivant, je passe du temps au soleil pour que mon corps ait moins l'impression que c'est la nuit. Chacun doit trouver ce qui lui convient.»

Voyager léger

Parmi les voyageurs d'affaires, plusieurs gardent une valise toute prête à la maison. Ils peuvent ainsi gagner du temps avant de partir et s'envoler sans délai, si nécessaire. De son côté, Marie-Pier Beaudoin a surtout appris à voyager léger. «Avec le temps, on réalise qu'il faut apporter le moins de choses possible. Je ne peux pas avoir des vêtements pour mes six semaines de travail à l'étranger. Je fais du lavage presque chaque semaine et je reporte souvent le même linge. J'ai aussi pris l'habitude d'avoir des doubles de tous mes produits: un pour la maison, l'autre pour le voyage. C'est bien plus simple.»

Contrairement à ceux qui profitent de leurs voyages d'affaires pour travailler sans arrêt, Marie-Pier Beaudoin se réserve des périodes de repos. «Je ne travaille jamais en avion, en train ou à l'aéroport. Je prends le temps de visiter les villes où je suis pour m'aérer l'esprit. C'est mieux pour ma santé mentale.»




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