Lorsqu'il était haut comme trois pommes, Olivier Breton était déjà fasciné par les mécaniciens de véhicules lourds routiers.

Mis à jour le 12 nov. 2012
Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

«Mon père a une entreprise de camions, raconte-t-il. J'étais toujours dans le garage pour regarder les mécaniciens. Je voulais les aider! Ç'a toujours été clair que c'est le métier que je voulais faire.»

Il travaille actuellement chez le concessionnaire Kenworth de Saint-Nicolas. Olivier Breton a été embauché alors qu'il était inscrit au diplôme d'études professionnelles (DEP) en mécanique de véhicules lourds routiers au Centre de formation en mécanique de véhicules lourds de Saint-Romuald.

«J'avais déjà de l'expérience puisque je travaillais pour mon père. Ça m'a aidé à être embauché. J'ai commencé aux pièces, puis je suis allé dans le garage. On prépare les camions neufs pour les clients et ils sont garantis quelques années, donc s'il arrive quelque chose, les clients les rapportent et on les répare.»

Il aime beaucoup son emploi. «Depuis que je suis jeune, j'aime démonter des choses et les remonter. C'est le métier pour moi», affirme le jeune homme de 19 ans.

Le mécanicien de véhicules lourds routiers doit toujours être très précis. «Je dois prendre mon temps et être très attentif. Si je travaille sur les roues et que le conducteur en perd une par la suite, ça peut entraîner sa mort.»

Olivier a décidé de poursuivre ses études pour obtenir l'attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en mécanique de moteurs diesel et de contrôles électroniques.

«La technologie avance très vite et aujourd'hui, il y a de plus en plus d'électronique dans les camions. On a toujours des ordinateurs branchés. L'ASP me permettra de trouver les problèmes qui sont souvent électroniques.»

Il travaille en soirée. «Je fais mon horaire. Mon employeur est très compréhensif, puisque je suis encore à l'école.»