Avec la prolifération des systèmes de traitement automatique des candidatures, il devient de plus en plus courant de postuler à un endroit sans savoir à qui l'on s'adresse précisément. Le candidat reçoit souvent un avis du genre «Nous communiquerons uniquement avec les candidats sélectionnés.» Doit-on se plier en tout temps à ce genre de consigne? Serait-il mal vu d'entrer en contact avec la personne, par exemple par l'intermédiaire de LinkedIn? Si cela se fait, combien de temps faut-il attendre avant de faire ces démarches?» Sébastien

Mis à jour le 10 janv. 2012
Martine Letarte LA PRESSE

Benoit Charlebois, conseiller en ressources humaines agréé (CRHA) et président de BC Ressources humaines, affirme que c'est bien vu de relancer la personne à qui on a envoyé son CV.

«À condition bien sûr d'avoir les compétences demandées, précise-t-il. Une démarche de recherche d'emploi est sérieuse. Si on veut vraiment avoir le job, il faut se démarquer des autres.»

Benoit Charlebois croit aussi que chercher la personne responsable du recrutement, que ce soit par le site de l'entreprise, par LinkedIn, ou en téléphonant à l'Ordre professionnel concerné, montre une forme de débrouillardise et de leadership.

«Pour certains emplois, en ventes et en marketing par exemple, ou encore, des emplois où le leadership est important, c'est très bien vu», précise-t-il.

Si le recrutement est fait par une firme externe, M. Charlebois affirme que le candidat peut même se présenter en personne au recruteur en lui précisant qu'il lui a envoyé son CV quelques jours auparavant.

«Ça ne veut pas dire qu'on lui accordera une entrevue sur-le-champ, mais une simple poignée de main permet de marquer des points.»

Après combien de temps peut-on relancer le recruteur?

«Après deux ou trois jours», précise M. Charlebois.

Question fréquente

Les départs à la retraite sont nombreux en ce moment. Le Québec arrive-t-il à garder au travail plusieurs de ses travailleurs en âge de prendre leur retraite?

Pas vraiment, 42% des nouveaux retraités de 2009-2010 au Québec avaient moins de 60 ans. En Ontario, c'était 32% et dans l'Ouest canadien, le taux diminue à 27%.

Source: Institut de la statistique du Québec

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