Comme beaucoup de jeunes qui se retrouvent dans les métiers de l'alimentation, Alexis Bissonnette a d'abord travaillé dans des restaurants. C'est là que sa passion est née.

Sophie Bernard, collaboration spéciale LA PRESSE

«J'ai d'abord été voir si le métier de boucher me plairait en étant élève d'un jour au Centre de formation professionnelle Relais de la Lièvre-Seigneurie, à Gatineau, et c'est là que j'ai réalisé que je serais boucher», raconte le jeune homme.

Après sa formation d'un an où il a appris la base de la formation industrielle, ses 900 heures d'études et de travail en entreprise, il est sorti, DEP en poche.

Mais le jeune boucher voulait plus de raffinement et des méthodes artisanales de travail. «C'est un métier traditionnel qui s'apprend avec les anciens, précise-t-il. J'ai voulu trouver un maître-boucher qui me livrerait ses secrets.»

Ce maître boucher, il l'a trouvé dans l'équipe de l'épicerie Latina, dans le Mile-End. Dans la section boucherie, on travaille la carcasse entière, ce qui permet de faire découvrir des morceaux moins classiques aux clients.

«Chez Latina, il y a un côté créatif et nous avons un contact direct avec les clients,» poursuit Alexis Bissonnette.

Le travail est exigeant physiquement, on travaille debout à déplacer des lourds quartiers de viande et les journées sont longues. En début de carrière, le salaire moyen est de 11,70$ l'heure (40 heures par semaine) dans le secteur privé.

«Malgré tout, les filles peuvent aussi faire ce métier, note Alexis Bissonnette. Elles travaillent d'ailleurs différemment des garçons.»

Pour continuer d'alimenter sa passion, le néo-boucher lit beaucoup sur la cuisine et rencontre des producteurs pour mieux connaître ce qu'il propose aux clients.

À SAVOIR

Boucher au détail

Personnes en emploi (2009): 8000

Revenu annuel moyen: 29 000$

Perspectives professionnelles (2010-2014): Favorables

Taux de chômage: Faible

Demande de main-d'oeuvre (2009-2014): Modérée

80% à temps plein, 20% à temps partiel, 84% d'hommes

" 60% de la main-d'oeuvre a au plus une formation secondaire

90% des emplois se trouvent dans les magasins d'alimentation (en 2006)

Source: Emploi-Québec