«Comme enseignante d'anglais au collège Mont Saint-Louis, j'étais privilégiée, mais au fil des ans, j'ai commencé à sentir une certaine lourdeur», a raconté à La Presse Sophie Blondin.

Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

«J'ai finalement dit au directeur général que j'avais besoin d'un temps d'arrêt. Il m'a demandé si j'aspirais à un poste dans la direction. Je lui ai répondu que non, sans savoir exactement ce dont j'avais besoin. Il m'a permis de partir un an en gardant tous mes privilèges.»

«J'ai alors commencé à travailler avec une amie d'enfance designer de bijoux haut de gamme. C'était intéressant parce que je pouvais être créative, mais l'aspect vente était moins naturel pour moi.»

«Lorsque je suis tombée sur un article sur le coaching, ma curiosité a été piquée. J'ai fait quelques recherches et je me suis inscrite à une formation. Dès les premiers cours, j'ai eu l'impression d'être rentrée chez moi!»

«J'ai par la suite lancé mon entreprise, Coachsbl. Le plus difficile, c'était de développer mes réflexes de réseautage. C'était comme entraîner des muscles qui n'avaient jamais travaillé!»

«Si j'étais restée en éducation, je serais probablement directrice aujourd'hui, mais je ne suis jamais retournée. Je ne regrette pas mon choix parce que mon vide a été comblé. Ce qui me donne le plus de satisfaction, c'est lorsque je vois un coach faire un geste qui l'amène plus loin.»

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Mathieu Chartrand, guichetier au métro de Montréal. Photo prise par Guillaume Morissette. Pour Carrières et emplois, 17 juillet 2010.