Le PDG de Jean Coutu renonce à une indemnité de fin d'emploi

François-Jean Coutu et Jean Coutu, respectivement PDG et... (Photo Robert Skinner, Archives La Presse)

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François-Jean Coutu et Jean Coutu, respectivement PDG et fondateur du Groupe Jean Coutu

Photo Robert Skinner, Archives La Presse

Dans la convention d'achat de 4,5 milliards de dollars du Groupe Jean Coutu par Metro, le président et chef de la direction, François-Jean Coutu, qui est aussi le fils du fondateur, renonce à l'indemnité de départ de 5,8 millions à laquelle il aurait eu droit en cas de perte d'emploi après le changement de contrôle du détaillant-franchiseur en pharmacies.

Cette indemnité inscrite de longue date dans le contrat d'emploi de François-Jean Coutu en tant que PDG était calculée selon les trois dernières années de rémunération en salaire de base et primes de rendement.

Mais son renoncement se retrouve inscrit en une courte phrase incluse dans l'avis de convocation de 296 pages que le Groupe Jean Coutu envoie ces jours-ci à ses actionnaires en prévision d'une dernière assemblée, le 29 novembre prochain, pour entériner la « résolution de fusion » convenue avec Metro.

Cette entente a été confirmée le 2 octobre dernier, au terme de discussions puis de négociations entre les présidents des deux entreprises qui avaient été amorcées 19 mois plus tôt, soit depuis mars 2016, lit-on aussi dans l'avis de convocation.

L'issue positive du vote final des actionnaires du 29 novembre ne fait plus de doute, étant donné qu'une forte majorité - 92 % - des droits de vote qui sont détenus par Jean Coutu et quelques hauts dirigeants de l'entreprise ont déjà été inscrits en faveur de la transaction.

D'ailleurs, cette dernière assemblée où très peu d'actionnaires de Coutu sont attendus aura lieu dans la salle de conférence du cabinet d'avocats d'affaires Stikeman Elliott, au centre-ville de Montréal, au lieu d'un grand espace habituel pour ce type d'assemblée.

AUTRES INDEMNITÉS

Même s'il renonce à sa plus riche indemnité de départ, François-Jean Coutu - qui, curieusement, ne possède directement aucune action ou option d'actions de l'entreprise qu'il dirige - conserve l'autre indemnité de départ en cas de cessation d'emploi.

Cette indemnité contractuelle, sans égard à un changement de contrôle celle-là, équivaut à ses deux dernières années de rémunération, soit 3,8 millions en valeur courante.

Dix autres hauts dirigeants de Coutu, dont André Belzile, premier vice-président aux finances, et Marcel Raymond, président de la filiale Pro Doc, conservent, eux, leur indemnité de départ qui varie de 12 à 18 mois de rémunération en cas de cessation d'emploi dans les 12 mois suivant un changement de contrôle.

Ces indemnités sont évaluées actuellement à 978 000 $ pour M. Belzile et à 686 000 $ pour M. Raymond.

Si versées d'ici un an, elles s'ajouteraient à leurs montants en rachat d'actions et d'options pour actions de Coutu par l'acquéreur Metro. Ces montants sont évalués à 1,52 million pour M. Belzile et à 1,26 million pour Richard Mayrand, qui est premier vice-président en pharmacie et affaires gouvernementales chez Coutu.

Parmi les autres principaux bénéficiaires du prochain rachat d'actions et d'options, outre le fondateur et président du conseil, Jean Coutu, on note l'entrepreneur d'origine beauceronne Marcel Dutil. Il obtiendra 2,3 millions des titres accumulés au fil de ses 22 années au conseil d'administration de Coutu.




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