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Metro garde les yeux sur l'Ouest

Richard Dufour

(Montréal) Les magasins d'alimentation canadiens de Safeway ont échappé à l'épicier Metro (T.MRU), mais la direction a toujours l'intention de réaliser une acquisition dans les Prairies et en Colombie-Britannique.

Metro a manifesté à plusieurs reprises par le passé son intérêt pour une acquisition dans l'Ouest canadien. Et pas seulement envers Safeway.

L'entreprise a confirmé à La Presse hier qu'elle s'intéressait à la chaîne d'épiceries Overwaitea, qui appartient au Groupe Jim Pattison.

Overwaitea possède 101 épiceries en Colombie-Britannique et 26 en Alberta, et a un chiffre d'affaires annuel d'environ 3 milliards de dollars.

Questionnée à savoir si Metro a eu des discussions ou un contact direct avec Overwaitea à propos d'un possible ou éventuel rapprochement, la directrice principale des affaires corporatives a simplement dit: «Nous ne répondrons pas à cette question.»

Marie-Claude Bacon a cependant accepté de commenter la transaction Safeway/Sobeys-IGA, qui s'élève à environ 6 milliards.

«Safeway connaissait notre intérêt. Nous n'avons pas été invités à négocier, mais nous doutons cependant que nous aurions été prêts à payer ce prix pour ces actifs.»

Une réplique pourrait venir rapidement

Il ne serait par ailleurs pas surprenant que, dans les instants qui ont suivi l'annonce de la vente de Safeway, mercredi soir, les patrons de la chaîne Overwaitea aient pris le téléphone pour commencer à faire monter les enchères.

C'est du moins ce que pense l'analyste Perry Caicco, de la CIBC, en rappelant qu'il y a 16 ans, quand Sobeys avait acheté Oshawa Group, Loblaw avait annoncé l'achat de Provigo sept jours plus tard.

Cet analyste ajoute que Safeway est un gros morceau du regroupement d'achats United Grocers (UGI), dont Metro et Overwaitea sont également membres.

«La vente de Safeway [et sa sortie d'UGI] fait automatiquement grimper le coût des achats pour les autres membres», dit Perry Caicco.

D'autres possibilités

On ne sait pas si Overwaitea est disponible sur le marché, mais peu d'observateurs croyaient que Safeway était à vendre.

Et si l'épicier québécois ne peut avaler Overwaitea ou réaliser une autre acquisition, il pourrait considérer d'autres options afin de créer de la valeur pour ses actionnaires.

Irene Nattel, de RBC, pense qu'étant donné que le plus gros et intéressant candidat (Safeway) n'est plus disponible, une recapitalisation du bilan devient la meilleure solution.

«Metro reconnaît qu'en tenant compte de la valeur au marché de ce qui reste de sa participation dans Couche-Tard [10,7 millions d'actions], la structure du capital de l'entreprise est moins qu'optimale.»

L'analyste veut dire essentiellement que Metro n'a pas de dette, une fois qu'on extrait la valeur au marché du bloc d'actions de Couche-Tard. Elle suggère donc à Metro de s'endetter pour lancer un programme spécial de rachat d'actions d'une valeur d'au moins 1 milliard.

En réaction à la transaction Safeway/Sobeys-IGA, l'action de Metro avait commencé la séance boursière d'hier en baisse de 3% à Toronto, avant de la terminer à 67,39$, en hausse de 17 cents.




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