Les employés d'un quatrième dépanneur Couche-Tard ont déposé une demande afin de se syndiquer avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Mis à jour le 23 mars 2011
LA PRESSE

Hier soir, le syndicat a déposé une requête en accréditation auprès de la Commission des relations du travail pour représenter la trentaine d'employés du Couche-tard [[|ticker sym='T.ATD.B'|]] de Saint-Liboire, en bordure de l'autoroute Jean-Lesage, en Montérégie.

«La campagne de peur menée par l'entreprise pour intimider celles et ceux qui souhaitent se syndiquer fait chou-blanc. J'invite la direction de Couche-Tard à prendre acte de la volonté de ses salariés et de se concentrer sur la négociation d'un premier contrat de travail», affirme le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie.

Le 11 janvier dernier, un groupe d'employés d'un dépanneur du quartier Villeray à Montréal ont formé un premier syndicat CSN au sein de l'entreprise. La négociation d'un premier contrat de travail est actuellement en préparation, selon le syndicat.

Processus douloureux

Il y a quelques jours à peine, la direction de Couche-Tard a fait parvenir à ses employés un court vidéo dans lequel le président du détaillant, Alain Bouchard, faisait allusion au risque de fermeture des établissements qui seraient dorénavant syndiqués.

«Un grand nombre de nos succursales ne pourraient pas soutenir l'augmentation importante des coûts reliés à un syndicat», affirmait M. Bouchard dans la vidéo, qui a été diffusée sur le site internet du journal Les Affaires.

En 2009, Couche-Tard avait fermé un établissement de Beloeil, en Montérégie, qui tentait de se syndiquer. La compagnie avait argué un manque d'achalandage.