Yanik Deschênes est devenu directeur des affaires de Wal-Mart (WMT) au Québec il y a quatre ans, pendant la tourmente qui a suivi la fermeture de la succursale de Jonquière, où les employés avaient tenté de se syndiquer.

Maxime Bergeron
Maxime Bergeron LA PRESSE

Le géant américain a connu plusieurs autres démêlés syndicaux depuis, fermant notamment l'atelier de mécanique du Wal-Mart de Gatineau, où les travailleurs avaient réussi à se syndiquer.

 

Malgré toutes ces controverses, M. Deschênes, qui deviendra lundi prochain président de l'Association des agences de publicité du Québec (AAPQ), soutient que Wal-Mart n'est pas antisyndicaliste. Et il se dit extrêmement à l'aise avec les valeurs de l'entreprise, dont il continuera à être «un ambassadeur» après son départ à la fin de la semaine.

À l'AAPQ, le président du conseil, Sébastien Fauré, est emballé du choix de Yanik Deschênes comme nouveau dirigeant. Il dit n'être aucunement dérangé par l'aura de controverse de Wal-Mart, compagnie à laquelle M. Deschênes est étroitement identifié.

«C'est un gars qui a grandi dans les agences: Cossette, National, Optimum, c'est un gars de relations publiques, qui est capable de prendre la parole et d'avoir des réponses cohérentes sur des sujets importants», estime M. Fauré.

Sylvain Morissette, l'ancien président de l'AAPQ, a quitté ses fonctions en janvier pour se joindre à Transcontinental.