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ALENA: «Insensé» d'ajouter une clause crépusculaire, dit Trudeau

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Justin Trudeau a prononcé un discours au congrès de la Fédération canadienne des municipalités, le 1er juin à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Justin Trudeau juge «insensé» d'ajouter à la nouvelle mouture de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) une clause crépusculaire, qui permettrait aux États-Unis de mettre fin à l'entente commerciale dans les cinq années suivant son entrée en vigueur.

En entrevue dimanche matin à l'émission du réseau NBC Meet The Press, le premier ministre canadien a été interrogé sur l'état des pourparlers sur l'ALENA, et il semble qu'il reste un litige de taille: la clause crépusculaire à laquelle tiennent les États-Unis.

Selon M. Trudeau, le Canada fait preuve de «flexibilité» pour assurer à ses partenaires un meilleur accès au marché de l'agriculture - une proposition «très prometteuse», a-t-il soutenu, sans révéler de détails précis.

Mais le premier ministre rejette complètement l'idée d'inscrire une clause crépusculaire dans l'accord, puisqu'elle pourrait nuire à l'investissement au Canada.

Le premier ministre croit même que les États-Unis sont bien conscients que cette disposition pourrait dissuader les investisseurs potentiels à choisir le Canada et le Mexique.

Selon lui, ce n'est tout simplement pas comme ça que fonctionnent les accords commerciaux.

«Quelle compagnie va vouloir investir au Canada si, cinq ans plus tard, il pourrait ne même pas y avoir d'accord commercial avec les États-Unis?», a-t-il plaidé lors de l'entrevue, qui a été accordée plus tôt cette semaine.

Des tarifs «insultants»

L'entrevue avec l'animateur Chuck Todd a été diffusée dimanche matin, mais certains extraits avaient été dévoilés la veille, notamment ceux où M. Trudeau discutait de l'imposition de tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium.

Le premier ministre Trudeau a été très sévère quant à cette décision. Selon lui, le fait que les États-Unis invoquent l'argument de sécurité nationale pour imposer ces tarifs est «insultant et inacceptable».

«Le fait que des soldats des deux pays soient morts sur les plages lors de la Seconde Guerre mondiale et dans les montagnes de l'Afghanistan et qu'ils aient combattu côte à côte dans certains des lieux les plus difficiles de la planète, et le fait que nous avons toujours été là l'un pour l'autre, d'une certaine façon, ceci est insultant pour eux», a-t-il déclaré.

M. Trudeau réunira lundi son conseil des ministres pour discuter du sujet des tarifs. Il rencontrera ensuite des représentants de l'Association canadienne des producteurs d'acier.




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