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L'indice des prix à la consommation a augmenté de 1,4% en octobre

Sur une base mensuelle désaisonnalisée, l'IPC a progressé... (PHOTO MARK BLINCH, ARCHIVES REUTERS)

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Sur une base mensuelle désaisonnalisée, l'IPC a progressé de 0,2% en octobre, ce qui représente une hausse identique à celle enregistrée en septembre.

PHOTO MARK BLINCH, ARCHIVES REUTERS

La Presse Canadienne
Ottawa

La cadence annuelle de l'inflation a ralenti en octobre, l'augmentation des prix de l'essence ayant été moindre que celle de septembre, a indiqué vendredi Statistique Canada.

L'indice des prix à la consommation a pris 1,4 % en octobre, par rapport à l'an dernier, après avoir grimpé de 1,6 % en septembre.

Les prix de l'essence ont notamment gagné 6,5 % d'une année à l'autre en octobre, tandis qu'ils avaient bondi de 14,1 % en septembre, dans la foulée du passage de l'ouragan Harvey. Sur une base mensuelle, les prix de l'essence ont diminué de 3,2 % en octobre.

En excluant l'essence, l'indice des prix grimpait de 1,3 % par rapport à l'an dernier - ce qui était plus supérieur à sa croissance de 1,1 % de septembre.

Cependant, l'économiste Nick Exarhos, de la Banque CIBC, a estimé que la récente vigueur des prix du pétrole brut renverserait la glissade des prix de l'énergie.

«Il est évident que la récente reprise des prix du brut va plus que renverser ce recul, et les effets de base vont vraisemblablement faire en sorte que l'énergie soit un contributeur positif à l'inflation d'ensemble à compter de maintenant et pendant la plus grande partie de l'an prochain», a-t-il affirmé.

Les prix ont grimpé dans sept des huit grandes catégories par rapport à l'an dernier, les indices des prix des transports et du logement ayant été ceux qui ont contribué le plus à la hausse.

Les prix du transport ont progressé de 3,0 % le mois dernier par rapport à il y a 12 mois, après avoir gagné 3,8 % en septembre, tandis que les prix du logement ont avancé de 1,2 %.

L'indice des prix des boissons alcoolisées et produits du tabac a pris 2,7 % par rapport à l'an dernier, tandis que celui des aliments a gagné 1,3 %. Dans ce dernier groupe, les prix des aliments achetés dans les restaurants ont gagné 2,9 % et ceux achetés dans les magasins ont pris 0,6 %.

Du côté des vêtements et chaussures - la seule catégorie à connaître un déclin -, les prix ont cédé 1,5 % sur un an, le coût des vêtements pour femmes ayant perdu 4,6 % par rapport à octobre dernier.

Du côté des trois mesures de l'inflation de base étudiées par la Banque du Canada - qui cherche à éliminer le plus possible l'impact des produits dont les prix sont les plus volatils -, l'IPC-comm a grimpé de 1,6 % en octobre après avoir pris 1,5 % en septembre, tandis que l'IPC-méd a avancé de 1,7 % après avoir gagné 1,8 % en septembre. Finalement, l'IPC-tronq a pris 1,5 % en octobre, tout comme en septembre.

Aux yeux de David Madani, économiste principal canadien chez Capital Economics, le fait que la première de ces mesures soit en hausse, que la deuxième soit en baisse et que la dernière soit stable lui fait croire qu'il y a toujours une stagnation significative dans l'économie.

«Je m'attends à ce que les mesures de l'inflation de base restent en deçà de la barre des 2 % dans les mois à venir», a observé M. Madani, qui mise sur un ralentissement de la croissance économique l'an prochain.

La Banque du Canada, qui privilégie une inflation le plus près possible de sa cible de deux %, a haussé son taux d'intérêt directeur à deux reprises cette année, inspirée par la vigoureuse croissance de l'économie pendant le premier semestre de 2017.

Cependant, plusieurs économistes s'attendent à ce que cette croissance ralentisse dans la deuxième moitié de l'année. La banque centrale a indiqué que, même si de nouvelles hausses des taux d'intérêt étaient toujours probables, elle devrait faire preuve de prudence et porter une attention particulière aux données économiques.

«Pour la Banque du Canada, la réalité d'une inflation toujours stable leur donne le luxe du temps avant de devoir modifier de nouveau les taux d'intérêt. Cela leur donne une certaine marge de manoeuvre pour évaluer l'impact des changements de règles du Bureau du surintendant des institutions financières et de la progression de l'Accord de libre-échange nord-américain», a écrit l'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, dans un rapport.

«Nous croyons toujours que la banque attendra au moins jusqu'à sa rencontre de mars avant de procéder à sa prochaine hausse.»

TAUX D'INFLATION AU CANADA



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