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Banque d'infrastructure: des fonctionnaires fédéraux déjà à l'oeuvre

La BIC devait au départ offrir son financement... (Photo Etienne Ranger, archives LeDroit)

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La BIC devait au départ offrir son financement dès cet automne, mais il semble maintenant clair qu'elle ne pourra être pleinement opérationnelle avant la fin de l'année.

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Jordan Press
La Presse Canadienne
OTTAWA

La nouvelle Banque de l'infrastructure du Canada (BIC) n'ouvrira ses coffres que dans quelques mois, mais le gouvernement libéral a déjà demandé à de hauts fonctionnaires d'accélérer les procédures d'approbation pour certains projets, afin d'attirer dès maintenant les investisseurs privés et institutionnels.

Ce comité consultatif serait sur le point de présenter au cabinet fédéral des évaluations et recommandations sur certains projets. Des documents internes, obtenus par La Presse canadienne, suggèrent que ce groupe restreint a été créé pour éviter tout retard dans l'approbation de projets, et pour démontrer l'efficacité de cette banque dès qu'elle ouvrira ses portes.

La BIC devait au départ offrir son financement dès cet automne, mais il semble maintenant clair qu'elle ne pourra être pleinement opérationnelle avant la fin de l'année.

Le gouvernement libéral espère que grâce à un investissement initial de 35 milliards de fonds publics, il pourra attirer de trois à quatre fois plus de capitaux privés dans des projets d'infrastructure majeurs au pays. Ottawa a demandé à ce comité restreint d'examiner dès maintenant des projets qui sont déjà bien mûrs afin d'éviter tout délai, précise le mandat du comité, obtenu grâce à la Loi sur l'accès à l'information.

Un porte-parole du ministre de l'Infrastructure et des Collectivités, Amarjeet Sohi, a indiqué que le cabinet n'avait pas encore reçu de recommandations du comité consultatif. Brook Simpson a précisé que ces études seraient transmises ensuite à la BIC - notamment le dossier du Réseau électrique métropolitain (REM) à Montréal, un projet de 6 milliards piloté par la Caisse de dépôt et placements du Québec, et cofinancé par les deux ordres de gouvernement.

Le gouvernement fédéral a par ailleurs embauché des experts indépendants afin d'évaluer le plan d'affaires du REM. «Le travail de diligence raisonnable accompli par le comité consultatif sur ces projets sera éventuellement transmis à la BIC, qui décidera ensuite si un investissement est préférable à la traditionnelle subvention», a expliqué M. Simpson.

Ottawa a promis en juin d'injecter 1,28 milliard dans la construction du REM, soit le même montant que Québec. Si la BIC décidait que le REM est admissible au financement privé, la subvention fédérale serait réduite d'autant, et cette somme serait consacrée à d'autres projets d'infrastructure au Québec.

Le gouvernement a nommé au début de juillet une ancienne directrice financière à la Banque Royale, Janice Fukakusa, pour diriger la BIC. M. Simpson a indiqué que les membres du conseil d'administration de la BIC seront nommés au cours des prochains mois, pendant que s'amorcera le processus de recrutement des employés au siège de Toronto.




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