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L'austérité ferait mal aux familles, dit Morneau

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Selon le ministre des Finances Bill Morneau, trois options s'offrent au gouvernement pour soutenir la croissance : la politique monétaire, les changements structurels et les investissements dans les infrastructures.

Chris Wattie, archives REUTERS

(Ottawa) Imposer des mesures d'austérité, au moment où l'économie canadienne continue de battre de l'aile, aurait des conséquences désastreuses pour les familles de la classe moyenne, estime le ministre des Finances, Bill Morneau.

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Selon le ministre des Finances Bill Morneau, trois options s'offrent au gouvernement pour soutenir la croissance : la politique monétaire, les changements structurels et les investissements dans les infrastructures.

Photo Adrian Wyld, archives La Presse canadienne

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Selon le ministre des Finances Bill Morneau, trois options s'offrent au gouvernement pour soutenir la croissance : la politique monétaire, les changements structurels et les investissements dans les infrastructures.

Photo Justin Tang, La Presse canadienne

La meilleure option qui s'offre au gouvernement fédéral est de tirer profit de la situation budgétaire enviable dans laquelle il se trouve pour investir davantage dans les projets d'infrastructures qui auront un effet bénéfique à long terme alors que les taux d'intérêt demeurent historiquement bas, a soutenu le grand argentier dans une entrevue accordée à La Presse hier.

« L'austérité n'est pas une option pour nous », a martelé le ministre Morneau, moins de 24 heures après avoir présenté sa mise à jour économique et financière à la Chambre des communes.

Dans cette mise à jour, M. Morneau confirme que le retour à l'équilibre budgétaire n'est pas au menu pour les cinq prochaines années, même si les libéraux avaient promis en campagne électorale que les déficits seraient modestes, à 10 milliards de dollars par année, et que ce boulet financier serait éliminé avant la fin du mandat libéral.

Le déficit devrait s'établir à 25,1 milliards au cours du présent exercice financier, et atteindre 27,8 milliards en 2017-2018. Le manque à gagner devrait friser les 20 milliards en 2019-2020, année pendant laquelle les Canadiens seront de nouveau convoqués aux urnes (octobre 2019).

TROIS OPTIONS

Selon M. Morneau, trois options s'offrent au gouvernement pour soutenir la croissance : la politique monétaire, les changements structurels et les investissements dans les infrastructures. La Banque du Canada a essentiellement utilisé toutes ses cartouches en maintenant son taux directeur très bas. Le gouvernement tente d'adopter des changements structurels en abolissant les obstacles à la libre circulation des biens. Mais le meilleur levier, dans le contexte actuel, demeure les investissements dans les infrastructures.

En entrevue, le ministre Morneau a indiqué que les 180 milliards de dollars qu'Ottawa prévoit investir dans les infrastructures au pays au cours des 11 prochaines années et la création d'une Banque de l'infrastructure du Canada constituent une étape logique à la suite de son premier budget déposé en mars.

Le tout premier geste du gouvernement Trudeau a été de réduire le fardeau de la classe moyenne et d'augmenter celui des contribuables les plus riches dont les revenus sont de 200 000 $ et plus. Ensuite, il y a eu une refonte des mesures fiscales pour les familles afin de mettre en oeuvre la nouvelle allocation canadienne pour enfants en juillet, laquelle est non imposable et cible davantage les familles à faibles revenus.

« Notre budget, c'était vraiment une étape pour la classe moyenne, pour les familles de la classe moyenne, pour s'assurer que leur situation actuelle est bonne. Donc, maintenant, avec la mise à jour, c'est vraiment un plan pour le long terme. C'est une vision pour le Canada, comment nous pouvons faire mieux sur le plan économique. Nous savons que nous avons un bon bilan financier au Canada. »

« Nous avons la capacité de faire des investissements. Maintenant, c'est le moment pour faire un plan qui va vraiment changer l'avenir, améliorer notre niveau de croissance à long terme. »

- Bill Morneau

Certes, le taux de croissance est plus faible que ce qu'il souhaiterait - autour de 1,2 % dans son énoncé économique, alors qu'il planchait sur 1,4 % dans son budget il y a six mois. Ce sera également plus faible que prévu l'an prochain, à 2 %. Quant au taux de chômage, le ministre prévoit qu'il diminuera légèrement de 7 % actuellement à 6,5 % d'ici à 2020. Selon le ministre, cette situation confirme que le gouvernement Trudeau a vu juste en sortant le chéquier pour financer divers projets d'infrastructures. Au passage, le ministre des Finances invite les Canadiens à la patience, compte tenu du contexte économique mondial et de la reprise qui est moins forte que prévu aux États-Unis.

« Nos investissements vont commencer à créer des emplois à très court terme. Les projets vont commencer assez vite. Ça prend un peu de temps. Évidemment, il faut être responsables. Mais on va avoir une amélioration du niveau de croissance de l'emploi prochainement », a-t-il dit, en adoptant un ton prudemment optimiste.

« Nous ne pouvons pas changer la situation mondiale. J'espère qu'avec nos mesures, on va avoir un taux de croissance plus élevé. Notre analyse est claire. Avec plus d'investissements, cela va améliorer notre situation. Je ne peux pas prédire l'avenir. Mais je sais qu'avec assez d'investissements, de vrais investissements et non pas des dépenses, on a la possibilité d'améliorer la situation », a-t-il ajouté.

BILL MORNEAU SUR...

LE TRAIN ÉLECTRIQUE DE MONTRÉAL

« C'est un projet important pour améliorer la situation des gens qui habitent dans la région de Montréal. En même temps, c'est un projet qui peut être un partenariat entre les caisses de retraite et les gouvernements. Donc, c'est exactement ce qu'on a considéré durant notre réflexion sur la création d'une Banque de l'infrastructure. Je ne peux pas dire que le projet va être un des projets financés parce que nous n'avons pas encore eu les détails précis du projet et la Banque n'a pas encore été mise sur pied. Mais c'est le type d'investissement qui nous intéresse. »

L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AUX ÉTATS-UNIS

« Chaque événement important dans le monde peut avoir une influence sur notre économie. C'est certain. Je sais qu'aux États-Unis et ailleurs dans le monde, on s'interroge sur les avantages du libre-échange ou de l'immigration. Des questions de ce genre sont mauvaises pour le monde entier. Si on diminue le flot des échanges, ça va être difficile pour le monde et pour le Canada, parce que nous avons une petite économie et que nous comptons sur le commerce libre. On regarde la situation au sud de la frontière avec beaucoup d'intérêt. Mais à mon avis, étant donné notre amitié avec les États-Unis, on peut travailler avec celui ou celle qui sera élu. »




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