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Des femmes occupent 19,5% des sièges des conseils des sociétés canadiennes

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Selon le rapport du Conseil canadien pour la diversité administrative dévoilé jeudi, des femmes occupent 19,5% des sièges des conseils des sociétés classées sur le FP500 - une liste des 500 plus grandes sociétés canadiennes au chapitre des revenus - alors qu'elles n'en occupaient que 17,1% l'an dernier.

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Alexandra Posadzki
La Presse Canadienne
Toronto

Les femmes occupent près d'un siège sur cinq au sein des conseils d'administration des plus grandes sociétés canadiennes, révèle un nouveau rapport.

Selon le rapport du Conseil canadien pour la diversité administrative dévoilé jeudi, des femmes occupent 19,5 % des sièges des conseils des sociétés classées sur le FP500 - une liste des 500 plus grandes sociétés canadiennes au chapitre des revenus - alors qu'elles n'en occupaient que 17,1 % l'an dernier.

Il s'agit de la plus forte progression de la représentation des femmes au sein de ces conseils depuis 2001, a précisé le Conseil.

Cette augmentation fait suite à l'introduction d'une politique «se conformer ou se justifier» qui oblige les sociétés inscrites à la cote de la Bourse à dévoiler certaines statistiques sur la représentation des femmes au sein de leur conseil d'administration et dans les postes de haute direction.

Les autorités réglementaires en valeurs mobilières de toutes les provinces et territoires, à l'exception de celles de l'Île-du-Prince-Édouard, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, ont accepté de mettre en place les règles du programme «se conformer ou se justifier» à la fin de l'an dernier.

Mais selon la fondatrice Conseil canadien pour la diversité administrative, Pamela Jeffery, même si le Canada réalise des progrès, la cadence du changement reste trop lente.

Mme Jeffery croit que les autorités réglementaires devraient obliger les entreprises inscrites en Bourse d'avoir des règles écrites sur la diversité au sein des conseils d'administration, plutôt que de simplement devoir dévoiler si de telles politiques sont en place - ou ne le sont pas.

«Je trouve décevant que les entreprises aient été beaucoup plus nombreuses à se justifier qu'à se conformer», a affirmé Mme Jeffery lors d'un entretien.

Au Royaume-Uni, aucune des sociétés du FTSE100 - l'indice des 100 plus grandes valeurs boursières de la Bourse de Londres - n'a de conseil d'administration exclusivement composé d'hommes.

Au sein des entreprises du FTSE250, soit les 250 plus grandes sociétés suivantes, seulement 15 conseils d'administration ne comptent pas de femmes parmi leurs membres.

En comparaison, les conseils d'administration de 109 des entreprises canadiennes du FP500 sont exclusivement composés d'hommes, a souligné Mme Jeffery.

«Dans le contexte de la diversité des conseils au niveau mondial, le Canada tire de l'arrière», a-t-elle affirmé.

Selon Mme Jeffery, une des raisons les plus souvent évoquées par les entreprises pour ne pas faire siéger de femmes sur leur conseil est le manque de candidates qualifiées.

En réponse à cette excuse, Mme Jeffery aime bien faire référence à Diversité 50 - une liste de 50 femmes, minorités visibles, autochtones et personnes handicapées très qualifiés qui souhaitent jouer un rôle au sein des conseils d'administration d'entreprises au Canada - pour prouver que les candidates qualifiées existent bel et bien.

«Ne venez pas me dire qu'il n'y a pas de femmes aptes à faire partie d'équipes de dirigeants et de conseils d'administration en 2015, parce que le reste du monde nous prouve que ce n'est pas vrai», a affirmé Mme Jeffery.




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