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Les faibles niveaux des Grands Lacs pourraient coûter des milliards

Le faible niveau des Grands Lacs, dont le... (Photo Nathan Denette, archives La Presse)

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Le faible niveau des Grands Lacs, dont le lac Ontario fait partie (photo), pourrait créer des pertes de près de 20 milliards d'ici 2050.

Photo Nathan Denette, archives La Presse

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Clare Clancy
La Presse Canadienne
Toronto

Une nouvelle étude indique que les faibles niveaux des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent pourraient signifier des pertes économiques majeures pour toutes les régions riveraines.

L'étude, dévoilée jeudi par le groupe de réflexion Mowat Centre et le Conseil de la région des Grands Lacs (CGLR), évalue les pertes à près de 20 milliards de dollars d'ici 2050 si les niveaux d'eau demeurent aussi bas.

Le rapport rappelle que le bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent, dont les niveaux ont «chuté dramatiquement» en 1997-1998, a connu depuis ce temps sa plus longue période de baisse des niveaux depuis que le Canada et les États-Unis ont commencé à prendre des mesures en 1918.

Mark Fisher, qui dirige le Conseil de la région des Grands Lacs, a affirmé qu'il y avait des perspectives «très réelles» de tendances de faibles niveaux d'eau pour l'avenir.

Les auteurs notent tout de même que les niveaux ont remonté depuis 2013, notamment en raison d'hivers plus froids, mais ne peuvent établir s'il s'agit d'une tendance ou d'un phénomène ponctuel.

Les lacs Michigan-Huron ont connu leur plus faible niveau d'eau jamais enregistré en janvier 2013.

L'empreinte économique de la région des Grands Lacs est de 5250 milliards, ou environ 28% de l'activité économique combinée du Canada et des États-Unis.

Les Grands Lacs, qui représentent environ 20 pour cent de toute l'eau douce de surface de la planète, sont vitaux à de nombreuses activités économiques, notamment les barrages hydroélectriques, le transport maritime et des activités de plaisance telles la navigation et la pêche.

«La règle générale est qu'il y a davantage d'évaporation et moins de précipitations, donc moins d'eau dans le système», a exposé M. Fisher, expliquant que seulement un pour cent des eaux des Grands Lacs sont renouvelées sur une base annuelle par les précipitations.

Il a soutenu que les projections de l'étude étaient «conservatrices» - les chercheurs ne se sont pas penchés sur les effets indirects ou sur les impacts possibles des faibles niveaux d'eau sur la santé humaine, la pêche commerciale ou le secteur manufacturier.

«Les coûts seraient beaucoup plus importants si l'on calculait les coûts indirects», a dit M. Fisher.

La situation est reliée de près à l'enjeu des changements climatiques, qui requiert des gestes à l'échelle locale, provinciale et fédérale, a fait valoir M. Fisher, ajoutant que la collaboration entre le Canada et les États-Unis serait essentielle pour préserver l'avenir des Grands Lacs.

«Le défi, c'est que les changements climatiques sont graduels, progressifs, et difficiles à percevoir, a dit le chercheur. Alors, lorsque les niveaux d'eau remontent, les gens estiment que le problème est disparu.»

Lors d'une prochaine étape, on analysera les coûts et les bénéfices des mesures d'adaptation et des stratégies d'atténuation en réponse à de faibles niveaux d'eau induits par les changements climatiques, a dit M. Fisher.

«Les changements climatiques sont réels, ils surviennent aujourd'hui, et l'impact économique potentiel des changements climatiques est important, particulièrement sur les niveaux d'eau, a-t-il affirmé. Nous devons faire attention, car en fin de compte, bien que les Grands Lacs soient vastes, ils représentent une ressource limitée.»




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