Source ID:; App Source:

Le bitcoin sous surveillance pour éviter le blanchiment

Sans viser directement la monnaie bitcoin, le ministre... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

Agrandir

Sans viser directement la monnaie bitcoin, le ministre des Finances Jim Flaherty a indiqué mercredi que les monnaies virtuelles étaient sous surveillance.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
OTTAWA

Le gouvernement canadien veut prévenir les activités frauduleuses en lien avec la monnaie virtuelle bitcoin souvent suspectée d'être à l'origine du blanchiment d'argent sale.

Sans viser directement la monnaie bitcoin, dont plusieurs distributeurs sont déjà installés dans les grandes villes au Canada, le ministre des Finances Jim Flaherty a indiqué mercredi que les monnaies virtuelles étaient sous surveillance.

«Nous n'avons pas de position sur le bitcoin (...) nous allons simplement regarder cela» de plus près, a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

Cependant mardi dans son document budgétaire, le gouvernement canadien a ciblé directement les monnaies virtuelles et le financement des activités terroristes et de blanchiment d'argent tirées des activités frauduleuses.

Le gouvernement va adapter sa législation et «prendre des mesures réglementaires visant les monnaies virtuelles, comme le bitcoin, dans le cadre de la lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes», selon le budget 2014.

Les conservateurs au pouvoir ont suivi les recommandations de la commission bancaire du Parlement.

Le bitcoin est une devise virtuelle lancée en 2009 et échangée en ligne contre de l'argent réel ou utilisée pour acheter des biens et services sur internet. Les transactions ne passent pas par une compensation entre organismes bancaires, échappant ainsi à toute commission.

Le bitcoin «ne constitue pas une monnaie dotée d'une valeur stable et son utilisation à grande échelle comme un moyen d'échange semble limitée», a affirmé début janvier l'Institut de la finance internationale (IIF), lobby regroupant quelque 450 banques dans le monde.

L'IFF reconnaissait peu de vertu à la monnaie virtuelle et jugeait que l'absence d'une «régulation adéquate» du bitcoin augmentait les risques de vols et d'utilisation frauduleuse dans le financement du terrorisme ou le trafic de drogue.

Un peu plus tôt mercredi, la justice néerlandaise avait fermé le site de commerce de drogues et d'armes Utopia qui était comme le site américain Silk Road accessible via la plateforme gratuite TOR, qui permet de surfer en tout anonymat sur internet.

En début de semaine c'est la Russie qui avait décidé de renforcer la lutte contre l'usage des monnaies virtuelles dans le même but de prévenir le blanchiment d'argent.

La valeur du bitcoin a nettement baissé ces derniers jours avec une volatilité importante. Mercredi vers 13 h, le bitcoin valait 559 dollars après avoir évolué entre 514 et 656 dollars. Il était à l'automne au-dessus des 1000 dollars.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer