Le Trésor américain a cédé deux tiers des titres qu'il détient encore dans General Motors, soit 70,2 millions d'actions, et compte se désengager totalement du constructeur automobile d'ici la fin de l'année, selon un communiqué publié jeudi.

Mis à jour le 21 nov. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Le département du Trésor a conclu la vente de 70,2 millions d'actions ordinaires de General Motors et continuera à vendre, au cours d'une offre finale, ses 31,1 millions d'actions restantes» qui représentent 2,2% du capital du groupe, a indiqué le ministère.

Le Trésor ajoute que «si les échanges quotidiens continuent au rythme actuel, il compte céder ses parts restantes d'ici la fin de l'année».

L'État américain avait volé au secours du géant automobile au bord de la faillite en 2009 au terme d'un plan de sauvetage de 49,5 milliards de dollars. Ce plan entrait dans le cadre du programme d'aide baptisé TARP («Trouble Asset Relief Program») destiné aux banques et au secteur automobile en difficulté.

Le Trésor avait octroyé des prêts à GM, ensuite transformés en participation représentant quelque 60% du capital du premier constructeur automobile américain.

Depuis, le Trésor a procédé à plusieurs mises en vente de ses parts et avait indiqué fin 2012 qu'il comptait s'en défaire totalement d'ici 12 à 15 mois.

L'administration estimait jeudi avoir récupéré à ce jour 38,4 milliards de dollars sur ces investissements. Mais le Trésor a reconnu fin octobre que les contribuables américains perdaient alors quelque 9,7 milliards de dollars dans ce sauvetage.

Les titres du constructeur automobile valaient à l'époque 43,52 dollars. Jeudi, l'action GM grimpait de 2,87% à 38,78 dollars vers 11h20 à Wall Street après avoir clôturé à 37,69 dollars la veille.

«Notre initiative a permis à l'industrie de rebondir. Si nous n'avions pas soutenu l'industrie automobile, le coût aurait été important pour le pays en terme d'emplois perdus, de revenus d'impôts, de production économique», a affirmé Tim Boyler, secrétaire adjoint au Trésor.

Il a souligné que les trois géants de l'automobile étaient maintenant rentables et que plus de 340.000 nouveaux emplois avaient été créés dans le secteur depuis 2009.

L'ensemble du programme TARP (Programme de délestage d'actifs douteux) a rapporté à ce jour 431,4 milliards de dollars alors que le Trésor en a déboursé 421,6 milliards, sans compter toutefois l'aide aux géants du refinancement immobilier Freddie Mac et Fannie Mae.

En septembre, le Trésor avait précisé que le volet automobile de ce programme d'aide, qui avait aussi porté sur Chrysler et Ally Financial, serait au total déficitaire de quelque 15 milliards de dollars.