Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a réagi à l'annonce de la vente des actions du gouvernement américain dans General Motors en disant qu'Ottawa n'avait pas de plan pour se départir des siennes dans un avenir immédiat.

Hugo De Grandpré LA PRESSE

Le ministre Flaherty a cependant convenu que le geste de Washington pourrait alimenter la réflexion de son ministère à cet égard.

L'administration Obama a signalé hier son intention de se départir d'ici mars 2014 de ses intérêts dans le constructeur automobile, qu'il avait sauvé de la faillite en 2008-2009 à l'aide d'un prêt de quelque 50 milliards de dollars.

Selon les termes de l'entente, 200 millions d'actions seront rachetées au coût de 5.5 milliards d'ici la fin de l'année. Les 300 parts restantes, qui représentent 19% de l'entreprise, seront écoulées dans les 12 à 15 mois suivants.

Au bout du compte, les contribuables américains pourraient perdre environ 25% de leur mise dans la transaction.

«Nous avons été clairs sur deux choses, a réagi le ministre des Finances du Canada à Toronto, hier. La première, c'est qu'il n'y aura pas de vente de feu. Nous ne vendrons pas les actions sans obtenir la meilleure valeur que nous pouvons pour les contribuables canadiens. Et la deuxième: nous sommes un gouvernement conservateur. Nous ne sommes pas intéressés à long terme à être actionnaires de sociétés privées.»

M. Flaherty a indiqué qu'il avait discuté de cette question hier avec le PDG de GM, Dan Akerson. «C'est quelque chose que nous allons considérer davantage - si nous allons nous départir des actions détenues par les contribuables du Canada et si oui, dans quel délai», a précisé le ministre.

«Nous avons l'intention de désinvestir, mais je devrai vous revenir quant au moment où cela se concrétisera», a-t-il ajouté.

Les gouvernements fédéral et de l'Ontario ont déboursé 13,7 milliards pour aider à sauver les constructeurs automobiles nord-américains de la faillite, il y a plus de trois ans.

Pour récupérer les sommes investies par les contribuables, les deux ordres de gouvernement devraient vendre leurs actions de GM à près du double de leur prix actuel.