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Les retraités de Boisbriand demandent l'aide de Québec

(Montréal) Inquiets de perdre une part de leurs prestations de retraite, les anciens travailleurs québécois de General Motors (GM) interpellent le gouvernement du Québec pour qu'il s'engage à les aider si l'entreprise fait faillite.

Les membres de la direction du Club des retraités de l'usine GM de Boisbriand se sont rencontrés hier après-midi pour discuter d'un plan d'action en cas de faillite de leur ancien employeur.

 

Tel que révélé par le New York Times, lundi, Washington souhaite que General Motors se mette en faillite et se scinde en deux pour séparer ses actifs sains de ses actifs toxiques.

Les retraités de l'usine de Boisbriand, qui a fermé ses portes en 2002, craignent de perdre une part de leurs rentes si un tel scénario se produit. Au Québec, plus de 3000 anciens travailleurs et veuves vivent des fonds de retraite de GM.

«Il va falloir que le gouvernement vienne en aide à ces gens-là», a déclaré hier Eddy Roussy, le président du Club des retraités de l'usine de Boisbriand.

Les membres de son association, affiliés au syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile, entendent rencontrer leurs élus provinciaux et fédéraux au cours des prochains jours pour obtenir un engagement de leur part.

Ils souhaitent en outre que Québec s'engage à combler les pertes de leurs prestations advenant la faillite de GM. «En fait, on veut avoir la même chose qu'en Ontario», a précisé M. Roussy, hier, au terme de la rencontre.

La semaine dernière, le premier ministre Dalton McGuinty a indiqué qu'il fera tout son possible pour aider l'industrie automobile. M. McGuinty a précisé que le Fonds de garantie des prestations de retraite de l'Ontario disposait d'une enveloppe d'environ 100 millions de dollars pour les retraités dont la caisse de retraite est incapable de verser leurs prestations en partie ou en totalité.

Le Québec ne dispose pas d'un tel fonds, a confirmé hier Alexandre Boucher, attaché de presse du ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad.

M. Boucher a toutefois rappelé que le gouvernement Charest avait adopté des dispositions en janvier pour sécuriser les régimes de retraite et assurer leur solvabilité dans les cas de faillite.

«En vertu de la Loi 1, les comités de retraite des entreprises en faillite peuvent confier l'administration de leur régime de retraite à la Régie de rentes du Québec plutôt qu'à un assureur privé, ce qui garantit aux retraités la rente à laquelle ils ont droit.»

Jusqu'à maintenant, le gouvernement fédéral n'a promis aucune aide pour les retraités en cas de faillite des géants de l'automobile. L'équipe du ministre fédéral de l'Industrie, Tony Clement, ne nous a pas rappelée, hier après-midi.

Inquiétude et impuissance

En attendant une annonce officielle de GM, des anciens employés de l'usine de Boisbriand ne cachaient pas leur inquiétude, hier. Réunis en après-midi dans les locaux du syndicat à Boisbriand, plusieurs d'entre eux se sont dits impuissants envers la situation.

«C'est sûr que c'est un stress, mais nous sommes totalement à la merci des États-Unis», a confié Claude Sabourin, qui a pris sa retraite en 1994 après 30 ans de service pour General Motors.

«Si on perd notre caisse de retraite, il va falloir restructurer notre vie. Et à notre âge, ce sera difficile», a ajouté Marcel Lord, un ancien technicien du contrôle de la qualité âgé de 67 ans.

 




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