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Un appel au boycott de JPMorgan Chase

Agence France-Presse
New York

Deux organisations ont lancé cette semaine un appel à boycotter la banque américaine JPMorgan Chase, l'un des principaux créanciers de Chrysler, accusé de menacer la survie du constructeur automobile en refusant de renégocier sa dette.

Le site internet Firedoglake et l'association Progress Michigan, tous deux classés à gauche, ont lancé un mouvement de boycott en arguant que, puisque la banque new-yorkaise avait déjà reçu 25 milliards de dollars de fonds publics, dans le cadre du plan de sauvetage du système financier, il était de son devoir d'aider en retour Chrysler à éviter la faillite.

Un ancien cadre de Chrysler, Philip Reid, a lancé sur Facebook un groupe de soutien à ce boycott qui jeudi revendiquait 195 membres.

«JPMorgan Chase refuse de négocier un accord équitable sur la dette de Chrysler qui sauverait des emplois Chrysler dans toute l'Amérique, et pourtant (cette banque) a reçu des dizaines de milliards de dollars d'aide soutenue par les contribuables», lit-on sur le forum de ce groupe.

Ce mouvement se réfère à un article du Wall Street Journal le week-end dernier, révélant que les banques ayant accordé 6,8 milliards de dollars de prêts à Chrysler, parmi lesquelles JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Citigroup et Morgan Stanley, renâclent à convertir 5 milliards de cette dette en actions.

Selon les sources citées par le journal, ces banques détiennent des gages importants pour ces crédits: des usines et des actifs de Chrysler, qu'elles pourraient récupérer si le constructeur ne parvenait pas à se restructurer et devait se placer en faillite. Dans ces conditions, une renégociation de la dette pourrait être moins intéressante pour ces banques que de mettre la main sur les actifs d'un Chrysler en faillite.

A elle seule JPMorgan détiendrait 2,5 milliards de dette de Chrysler, ce qui en fait son plus gros créancier.

Un blocage des banques sur la dette de Chrysler pourrait ralentir le projet de rapprochement avec le constructeur italien Fiat, notait le Wall Street Journal, et avoir un effet dissuasif sur les négociations avec le syndicat américain de l'automobile (UAW), poursuit le quotidien.

Or ces trois dossiers doivent impérativement être menés à bien pour que l'administration du président Barack Obama consente à continuer d'aider le constructeur, qui a déjà reçu 4 milliards de dollars de fonds publics.




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