Le producteur de viande Olymel a annoncé mardi la fermeture de son usine de Vanier, à Québec, tout en précisant que chacun des 47 employés touchés par cette annonce se verrait offrir d'être réaffecté à son installation de Saint-Henri-de-Lévis, sur la rive sud de Québec.

LA PRESSE CANADIENNE

La décision prendra effet le 10 mai, a précisé l'entreprise de Saint-Hyacinthe dans un communiqué.

Les activités de l'usine de Vanier comme la production de cretons, de bologne, de pepperoni ou de sauce à spaghetti seront transférées à l'usine qu'Olymel exploite à Blainville, au nord de Montréal. Cette opération nécessitera un investissement de plus de 2 millions et entraînera la création de 30 emplois, a indiqué Olymel.

Les employés affectés par la fermeture recevront une indemnité de départ calculée en fonction de leur nombre d'années de service, en plus de se faire offrir un nouvel emploi à l'établissement de Saint-Henri-de-Lévis, spécialisé dans la transformation de viande de porc. Selon Olymel, les activités de cette dernière installation « revêtent de grandes similitudes » avec celles de l'usine de Vanier.

L'employeur offre en outre de reconnaître les années de service des employés réaffectés, ce qui leur permettrait de conserver le même niveau de rémunération et d'avantages sociaux. Cette dernière mesure est cependant conditionnelle à l'acceptation du syndicat des employés de l'installation de Saint-Henri-de-Lévis.

Olymel avait mis la main sur l'installation de Vanier et celle de Blainville en juin 2018, lors de l'acquisition des Aliments Triomphe. La transaction portait également sur une troisième installation, à Laval.

Dans la foulée de cette transaction, le producteur, transformateur et distributeur de viande a procédé à un examen au terme duquel il a conclu que l'usine de Vanier était « trop vétuste ». Selon lui, un réaménagement des activités favorisera les gains d'efficience et les économies d'échelle, tout en haussant sa capacité de production et en évitant les dédoublements.

« La direction d'Olymel a pris la décision difficile de fermer l'usine de Vanier dans l'intérêt général de l'entreprise, a expliqué dans un communiqué le président-directeur général de l'entreprise, Réjean Nadeau. Dans tous les scénarios envisagés, les coûts de modernisation de l'usine de Vanier ne nous auraient pas permis d'atteindre la rentabilité. »

« Cette décision nous permettra de renforcer nos pôles de production pour l'avenir, d'investir pour être encore plus performants et même de créer de nouveaux emplois comme nous le ferons à Blainville. »