Source ID:; App Source:

Les sanctions russes ciblent la filière porcine canadienne

La Russie est le troisième client du Canada... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

La Russie est le troisième client du Canada pour la viande de porc derrière les États-Unis et le Japon.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
OTTAWA

Les producteurs canadiens de porcs seront directement touchés par l'embargo russe sur les produits alimentaires occidentaux, et leurs représentants s'inquiétaient jeudi du sort des cargaisons déjà en route vers la Russie.

Entre 2009 et 2012, les exportations canadiennes de produits porcins vers la Russie avaient bondi de 45%, pour atteindre 492 millions de dollars et représenter 87% des produits agroalimentaires vendus à la Russie, selon les statistiques du gouvernement.

La Russie est le troisième client du Canada pour la viande de porc derrière les États-Unis et le Japon.

«Nous sommes déçus, nous avions beaucoup travaillé au cours des dernières années pour nous ajuster aux exigences techniques très rigoureuses des Russes», a déclaré Jim Law, directeur du Conseil des viandes du Canada, principal lobby du secteur, sur la télévision publique CBC.

Il a fait part de son «inquiétude» pour le sort d'un millier de conteneurs de produits porcins congelés, d'une valeur de 50 millions de dollars, en cours d'acheminement maritime vers la Russie. «Nous espérons que le gouvernement du Canada va travailler très étroitement avec les autorités russes pour nous permettre de rediriger ces produits vers d'autres marchés ou les ramener au Canada», a dit M. Laws.

De son côté, le ministre canadien de l'Agriculture Gerry Ritz a estimé dans un communiqué que ces sanctions «démontrent que le régime (du président russe Vladimir) Poutine est désespéré».

Notant que son gouvernement «ne pouvait pas aligner uniquement sa politique étrangère sur des intérêts commerciaux», il a assuré que «les producteurs canadiens de porcs ont des débouchés dans plusieurs autres marchés lucratifs sur la planète».

La Russie a décrété jeudi une «interdiction totale» de la plupart des produits alimentaires en provenance notamment de l'Union européenne et des États-Unis. Cette interdiction, d'une durée d'un an, concerne le boeuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, les légumes et les fruits en provenance des États-Unis, de l'UE, de l'Australie, du Canada et de la Norvège.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer