Les producteurs de bleuets veulent tirer le maximum des propriétés antioxydantes du petit fruit bleu, et s'attaquent au marché neutraceutique.

Publié le 11 févr. 2013
Pierre St-Arnaud LA PRESSE CANADIENNE

Grâce à l'appui du Centre de recherche industrielle du Québec, les producteurs de bleuets ont pu établir la faisabilité d'un projet d'extraction et de concentration des anthocyanes contenues dans les bleuets sauvages.

Les anthocyanes, présentes dans les bleuets, sont reconnues pour leurs propriétés antioxydantes bénéfiques pour la santé, notamment contre le vieillissement cellulaire et pour la prévention du cancer.

Le Syndicat des producteurs de bleuets du Québec veut maintenant se lancer dans la mise sur pied d'une usine de transformation des bleuets sauvages, préférablement au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui pourrait créer une trentaine d'emplois directs et indirects, et générer des revenus annuels de 10 à 15 millions pour les producteurs de bleuets.

L'objectif de départ est de produire un concentré d'anthocyane en poudre qui pourrait être ajouté à des aliments tels les yogourts, les barres tendres ou les jus, mais on n'écarte pas la possibilité à plus long terme de produire l'antioxydant sous forme de gélules, à la manière des oméga-3.