(Londres) Les prix du brut montaient légèrement mercredi, poussés par les premiers chiffres hebdomadaires sur les stocks américains de brut faisant état d’une diminution, mais aussi les perspectives de baisse des taux aux États-Unis.

Vers 5 h 40 (heure de l’Est) (11 h 40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 0,20 %, à 84,83 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, montait de 0,29 % à 81,65 dollars.

Mardi, l’API, la fédération américaine des professionnels du secteur, a fait état d’une baisse des réserves commerciales de brut d’environ 1,92 million de barils la semaine dernière, et de 2,95 millions de barils pour l’essence.

Le rapport hebdomadaire sur l’état des stocks de pétrole de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) pour la semaine achevée le 5 juillet est attendu plus tard mercredi. Les analystes tablent, eux, sur une augmentation des réserves de brut et sur une baisse de celles d’essence.

Si les chiffres de l’EIA confirment ceux de l’API, les prix du brut pourraient quitter « le creux de la vague » et augmenter de plus belle, affirme Tamas Varga, analyste chez PVM Energy.

Les investisseurs ont aussi un œil sur la tempête Béryl, rétrogradée en cyclone post-tropical, qui traverse désormais les États-Unis vers le nord-est et se dirige mercredi vers la Nouvelle-Angleterre et le Canada.

Après avoir traversé les Caraïbes en tant qu’ouragan, Béryl a touché lundi le sud des États-Unis, faisant plusieurs morts au Texas et en Louisiane, ont annoncé les autorités.

« En fonction de la trajectoire de la tempête, elle pourrait avoir un impact sur le pétrole brut ou sur les produits, ce qui entraînerait des fluctuations » de prix, explique M. Varga.

En parallèle, le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a salué mardi les « progrès » réalisés ces derniers mois dans la lutte contre l’inflation à l’occasion d’une audition devant une commission du Sénat. Il a souligné que « les récentes données sur l’inflation montrent de nouveaux progrès, modestes », dans la bonne direction.

Les analystes et observateurs du marché s’attendent de plus en plus à une baisse des taux directeurs de la Fed lors de sa réunion de politique monétaire de septembre.

Des taux d’intérêt plus bas sont favorables aux achats de pétrole alors qu’un environnement de taux élevés a tendance à freiner la croissance économique, et donc la demande de brut.

Des baisses de taux ont aussi tendance à peser sur le billet vert. Et les cours de l’or noir étant libellés en dollars, une dépréciation de la devise américaine pousse la demande de pétrole sur les marchés en augmentant le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant des devises étrangères.

Les investisseurs attendent aussi la publication jeudi de l’indice de prix à la consommation CPI aux États-Unis pour juin, qui renseignera sur la trajectoire de l’inflation.