La Caisse de dépôt et placement du Québec fait une première incursion dans la production d’hydrogène vert en investissant dans Hy2gen, une entreprise allemande qui voulait notamment s’installer à Varennes, au Québec.

Publié le 17 février
Hélène Baril
Hélène Baril La Presse

Avec trois autres partenaires, la Caisse investira 288 millions (200 millions d’euros) dans Hy2gen qui a l’intention de produire des carburants à base d’hydrogène vert pour le secteur du transport.

Hy2gen s’était associée à Greenfield Global, qui produit de l’éthanol à Varennes, pour construire et exploiter une usine d’hydrogène alimentée par l’électricité renouvelable du Québec, sur des terrains adjacents aux installations existantes de Greenfield Global. Le projet a été abandonné depuis.

Pour la Caisse de dépôt, c’est un premier investissement dans la production d’hydrogène vert, sur lequel reposent de grands espoirs pour décarboner les industries les plus polluantes. « Par cet investissement dans Hy2gen, nous démontrons notre détermination à apporter des solutions concrètes et pragmatiques pour relever les défis environnementaux actuels, a fait savoir Emmanuel Jaclot, premier vice-président et chef des infrastructures de la Caisse ».

Hy2gen est une entreprise privée basée à Wiesbaden, en Allemagne. Elle développe actuellement des projets au Canada, dans un endroit non précisé, et aussi en France, en Norvège, en Allemagne, aux États-Unis.

L’investissement de la Caisse et de ses partenaires dans H2gen est considéré comme un des plus importants apports de fonds privés dans la production d’hydrogène vert. Hy24, un fonds d’infrastructures auquel participent notamment Air Liquide et TotalEnergies, Mirova, une société de gestion affiliée à Natixis, et Technip Energies sont les co-investisseurs.