(Washington) Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis ont continué à grimper, pour la troisième semaine d’affilée, et sont même au plus haut depuis octobre, en pleine vague Omicron, contredisant les analystes qui tablaient sur un recul.

Mis à jour le 20 janvier
Agence France-Presse

Du 9 au 15 janvier, 286 000 personnes se sont inscrites au chômage pour recevoir une allocation, selon les chiffres du département du Travail publiés jeudi.

C’est 55 000 de plus que la semaine précédente, pour laquelle les inscriptions ont par ailleurs été révisées en petite hausse (231 000 au lieu de 230 000 initialement annoncé).

Les analystes, à l’inverse, tablaient sur un recul, et voyaient les inscriptions tomber à 211 000.

Les inscriptions au chômage sont reparties à la hausse depuis mi-décembre, malgré la pénurie de main-d’œuvre à laquelle font face les employeurs américains, et qui les poussent à éviter de licencier leurs employés.

Et le variant Omicron de la COVID-19 fait partie des facteurs explicatifs avancés. « La hausse de ces dernières semaines est probablement due à une augmentation des cas de virus », a ainsi commenté Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour HFE, dans une note.

« Les conséquences des perturbations liées au virus persistent pour le moment, mais les inscriptions devraient baisser une fois que ces effets s’estomperont. Dans l’ensemble, la demande de main-d’œuvre reste forte et les entreprises demeurent réticentes à licencier des travailleurs dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre persistante », anticipe-t-elle.

La moyenne des inscriptions sur quatre semaines grimpe elle aussi, et s’établit à 231 000 (+20 000 par rapport à la semaine précédente).

Le nombre total de bénéficiaires d’une allocation grimpe également, et le pays comptait 2,1 millions de bénéficiaires au cours de la dernière semaine de décembre, selon les données les plus récentes disponibles, également publiées jeudi.

C’est 180 114 de plus que la semaine précédente, mais c’est bien moins que les 16,9 millions de bénéficiaires que comptait le pays l’an dernier à la même époque.

En décembre, le taux de chômage est tombé à 3,9 %, revenant près de son niveau d’avant la pandémie (3,5 %). Mais les créations d’emplois sont restées à la traîne, et les inégalités très fortes.