(Washington) Essence, voitures, transports … les prix ont bondi de 5 % aux États-Unis en mai par rapport à l’an passé, , une hausse spectaculaire et pas observée depuis près de 13 ans, qui devrait alimenter le débat sur l’inflation.

Agence France-Presse

Et sans compter l’énergie et l’alimentation, dont les évolutions des prix peuvent être fortes d’un mois sur l’autre, la hausse des prix à la consommation est même la plus forte depuis juin 1992 : +3,8 %, selon l’indice CPI publié jeudi.

C’en est fini de l’essence peu chère : les prix, qui avaient plongé au printemps dernier lorsque le monde se confinait à cause de la COVID-19, laissant la voiture au garage et les avions sur le tarmac, bondissent de 56,2 %. Toutefois sur un mois, ils sont en léger recul, de 0,7 %.

Par rapport au mois précédent, la hausse de l’indice CPI s’établit à 0,6 %, un peu moins forte qu’en avril (+0,8 %), mais plus qu’attendu par les analystes qui tablaient sur 0,4 %.  

Cette inflation a été tirée notamment par l’augmentation des prix des voitures d’occasion (+7,3 %), pour lesquelles la demande reste forte puisque beaucoup d’Américains ont profité du télétravail pour quitter les centres-villes. D’autant plus que la production de voitures neuves est fortement ralentie par la pénurie de semi-conducteurs.

Les prix de l’alimentation augmentent eux de 0,4 %.

En excluant les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation dite sous-jacente est de 0,7 %, moins qu’en avril (+0,9 %), mais également plus forte qu’anticipé.

Cette publication était très attendue, tant les inquiétudes liées à l’inflation agitent les marchés.

Le commerce international connaît depuis plusieurs mois d’importantes difficultés, et fait face à des pénuries et goulets d’étranglement qui font grimper les prix.

Or la demande est forte aux États-Unis, alimentée par les milliers de milliards de dollars injectés dans l’économie par le gouvernement fédéral.