(Washington) Les inscriptions au chômage aux États-Unis ont de nouveau pris de court les prévisionnistes, et marqué une nouvelle hausse inattendue la semaine passée, contrastant avec la reprise économique qui commence à se dessiner dans le pays où les vaccinations avancent vite.

Agence France-Presse

Du 28 mars au 3 avril, 744 000 personnes se sont inscrites pour recevoir une allocation chômage, soit 16 000 de plus que la semaine précédente, qui avait déjà enregistré un bond imprévu, et pour laquelle le département du Travail a en outre révisé ses chiffres à la hausse à 728 000 inscriptions.

Les analystes s’attendaient pour leur part à voir les inscriptions reculer cette semaine, et tablaient sur 678 000 nouvelles demandes.

Mi-mars, les inscriptions étaient repassées sous la barre des 700 000, pour la première fois depuis que la pandémie a touché les États-Unis, il y a un an. Elles étaient ensuite remontées.

Le nombre total de personnes qui, tous programmes confondus, touchaient mi-mars une allocation chômage ou une aide liée à la perte d’emploi ou de revenu a continué à reculer : ils étaient un peu plus de 18 millions à en bénéficier, selon ces données qui sont toutefois publiées avec deux semaines de décalage.

« Un rebond dans les demandes n’assombrit pas les perspectives lumineuses pour le marché du travail », a commenté l’analyste Nancy Vanden Houten, d’Oxford Economics, dans une note.

Elle s’attend à « un bond des embauches au cours des mois du printemps et de l’été ».

La situation s’améliore en effet aux États-Unis, grâce au plan de relance adopté en mars et au déploiement des vaccins. Un tiers de la population a reçu au moins une dose, et près d’un Américain sur cinq est entièrement vacciné, selon les données des Centres de lutte et de prévention contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays.

Et Joe Biden a annoncé mardi qu’à partir du 19 avril, tous les adultes américains seraient éligibles à la vaccination, en avance de dix jours sur ses objectifs.

Cela devrait permettre à l’activité de reprendre progressivement. La Californie pense ainsi rouvrir totalement le 15 juin.

Le taux de chômage a diminué en mars, à 6 %.