(Montréal) Les Québécois ont été plus nombreux que l’année dernière à remplir leur déclaration de revenus en date du 31 mars, mais le délai supplémentaire accordé l’an dernier en raison de la pandémie pourrait y être pour quelque chose.

La Presse Canadienne

Mercredi dernier, Revenu Québec avait reçu 2 148 000 déclarations de revenus, par rapport à 1 967 000 à pareille date l’an dernier.

« Il est difficile de comparer les deux années, puisqu’on s’en souvient l’an dernier, on était au plus fort de la crise sanitaire, il y avait eu des reports de date limite qui avaient été annoncés, donc évidemment, il y avait beaucoup de Québécois qui avaient attendu un petit peu avant de transmettre leur déclaration de revenus », a précisé le porte-parole de Revenu Québec, Martin Croteau.

« Cette année, on revient un petit peu à la normale. »

En 2019, avant la pandémie, 2 205 000 déclarations avaient été remplies en date du 31 mars.

M. Croteau souligne que les chiffres de cette année ressemblent beaucoup à ceux d’une « année non-covidienne » ; les déclarations sont envoyées à un rythme plus normal.

Comme les années précédentes, la voie électronique est beaucoup plus utilisée par les Québécois : 91 % d’entre eux ont choisi ce moyen.

C’est une bonne idée, selon M. Croteau, car le traitement des déclarations par l'internet est jusqu’à deux fois plus rapide, ce qui est avantageux pour les quelque six Québécois sur 10 qui ont droit à un remboursement.

À l’Agence du revenu du Canada (ARC), en date du 29 mars, 9 099 028 déclarations de Canadiens avaient été transmises, dont plus de 93 % par voie électronique.

Mesures pour la pandémie

Cette année, Revenu Québec entend faire preuve encore une fois de « souplesse » pour aider les Québécois qui subissent toujours les impacts de la pandémie.

Par exemple, il sera possible de signer des documents de manière électronique pour les citoyens qui travaillent avec des préparateurs d’impôts.

Des gens qui auraient bénéficié de programmes d’aide liés à la pandémie, dont la Prestation canadienne d’urgence (PCU), et qui gagneraient moins de 75 000 $ par année pourront aussi profiter d’un congé d’intérêts auprès de Revenu Québec.

« On les invite à prendre contact avec notre service à la clientèle si jamais ils ont un solde d’impôts qu’ils sont incapables de payer, il est alors possible de prendre une entente de paiement et de ne pas payer d’intérêts », a indiqué le porte-parole.

Une méthode simplifiée pour le télétravail

Revenu Québec a par ailleurs mis au point une méthode simplifiée pour les travailleurs québécois qui auraient dû débourser des frais pour aménager un bureau chez eux.

Certaines dépenses sont assumées par les employeurs, mais le gouvernement pourrait en payer une partie. Les Québécois qui feraient la demande seraient admissibles à un remboursement de 2 $ par jour, pour un maximum de 400 $.

« Le grand avantage de cette méthode, c’est que c’est simple, vous n’avez pas à retracer des pièces justificatives. Vous remplissez un formulaire, et vous profitez de cette déduction », a souligné M. Croteau.

Ceux qui seraient habitués à transmettre une demande avec la méthode traditionnelle pourront toujours le faire.