S’ils ont rénové leur maison, les Québécois ont peu investi pour de nouvelles chaussures en 2020. Alors que les ventes de matériaux de construction, de jardinage et les articles de sports ont connu des hausses en 2020 en raison de l’engouement marqué des consommateurs pour les rénovations et le plein air, les secteurs de l’automobile, des stations-service, des vêtements et des bijoux ont pour leur part grandement souffert depuis le début de la pandémie.

Nathaëlle Morissette Nathaëlle Morissette
La Presse

Voilà ce qui ressort de l’étude réalisée par le Groupe Altus pour le compte du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), dont les conclusions ont été dévoilées mercredi.

« Malgré un faisceau de lumière devant nous, le bout du tunnel est loin d’être atteint et d’importantes difficultés continuent d’affecter, au quotidien, un très grand nombre des détaillants du Québec, a mentionné Josée Fiset, porte-parole du CQCD. Le CQCD tient également à rappeler à la population l’importance de prioriser l’achat local chez nos détaillants de quartier et nos bannières québécoises en ligne ou en magasin, pour favoriser une meilleure relance économique. »

Ainsi, selon le rapport les matériaux de construction et le jardinage ont connu une hausse de 17 % de leurs ventes, tout comme les articles de sports et de loisirs musique et livres (14,5 %) ainsi que le secteur de l’alimentation (10 %).

Or, l’industrie de l’automobile a enregistré une baisse de 10 %. Le monde des chaussures, des accessoires vestimentaires et des bijoux a aussi souffert avec une diminution de 24 %. Les ventes de vêtements ont chuté de 16 %.