Submergés par les réclamations, les programmes d’assurances offerts par certaines firmes de courtage immobilier n’ont pas résisté à la COVID-19.

Stéphanie Grammond Stéphanie Grammond
La Presse

RE/MAX a mis fin à son programme Sécuri-T qui remboursait les paiements hypothécaires en cas de perte d’emploi au cours des 12 mois suivant l’achat d’un immeuble.

« Des milliers de clients ont fait des réclamations au programme. On ne peut plus indemniser les gens qui perdent leur emploi en si grand nombre. Ce n’était plus viable pour l’assureur », a expliqué Denis Joanis, directeur développement des affaires de Remax Québec, dans une vidéo à l’intention des courtiers.

Les clients actuels restent protégés. Mais la protection a cessé d’être disponible le 30 avril.

Chez Royal LePage, le programme de Protection Royale a dû être réduit. À la fin de mars, la compagnie d’assurance La Souveraine a retiré la couverture pour les délais et les désistements. « Tous nos clients qui ont fait des transactions sont couverts », assure Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général, région du Québec.

Les nouveaux clients pourront encore être protégés contre les vices cachés et les cotisations spéciales dans les copropriétés de la Protection Royale.

Via Capitale a aussi connu une augmentation historique de son programme d’assurances Via Protections. « Il a eu une hausse de tout près de 60 % des réclamations. On n’avait jamais vu ça », rapporte le président Luc Poupart.

La protection est gratuite pour les acheteurs qui contractent une hypothèque avec l’une des institutions financières partenaires de Via Capitale. Elle couvre les paiements hypothécaires et les charges communes en copropriété en cas de perte d’emploi.

« Quand tout ça va être passé, [les assureurs] vont peut-être vouloir mettre des exclusions [ex. : pandémie] », avance M. Poupart

Mais pour lui, il est hors de question d’abandonner le programme.