Montréal doit annoncer ce vendredi des restrictions de circulation sur certaines artères de son territoire pour la période estivale, ce qui inquiète l’Association du camionnage du Québec (ACQ), qui déplore de ne pas avoir été consultée.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Les représentants de l’ACQ ont été informés de cette décision jeudi matin, lors d’une conférence téléphonique hebdomadaire organisée par le ministère des Transports du Québec.

Une porte-parole de la mairesse de Montréal, Geneviève Jutras, a confirmé qu’une annonce concernant « principalement des rues locales » serait faite ce vendredi.

Selon le président-directeur général de l’ACQ, les noms de l’avenue du Mont-Royal, du boulevard Saint-Laurent, de la rue Rachel, de l’avenue Christophe-Colomb et de la rue Sherbrooke ont été évoqués par le Service de police de la Ville de Montréal, sans qu’il soit alors clairement établi s’il s’agissait de fermetures complètes ou de la réduction des voies de circulation.

L’Association a reçu plus tard dans la journée, après une série de coups de téléphone, des indications selon lesquelles il n’y aurait pas de fermetures complètes, ce qui a légèrement apaisé ses craintes, mais pas sa grogne de ne pas avoir été consultée au préalable.

« Une véritable consultation, ce n’est pas un avertissement à quelques heures de l’annonce », se désole M. Cadieux. Ce n’est pas la première fois que l’industrie a le sentiment d’être ignorée par les décideurs de la Ville de Montréal.

« Même quand on est consultés, on a l’impression que c’est déjà aligné », note M. Cadieux.

Prudence

Selon Mme Jutras, le plan qui sera annoncé ce vendredi « s’assure d’avoir des zones de livraison ».

Le Conseil canadien du commerce de détail, qui n’avait pas lui non plus été consulté, a réagi avec prudence après avoir été alerté par l’ACQ.

« Les corridors sanitaires, qui ont été mis en place par la Ville pour aider à gérer les files d’attente, ça, on l’apprécie beaucoup, dans l’état actuel des choses, tant que tous les commerces ne sont pas rouverts », a indiqué son porte-parole Jean-François Belleau.

« Mais si ça devient plus permanent, ça va créer des problèmes pour certains commerces, notamment ceux dont la livraison se fait en façade. »

— Avec la collaboration de Bruno Bisson, La Presse