(Montréal) Les demandes de report de paiements se comptent déjà par milliers chez les deux plus grandes institutions financières du Québec alors que les gens touchés par des pertes de salaires se multiplient en raison du contexte entraîné par la pandémie.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

« Nous recevons deux types de demandes, explique Claude Breton, vice-président des communications à la Banque Nationale. Des demandes liées à des prêts personnels et des demandes liées à des prêts hypothécaires. Nous sommes à un total combiné de 15 000. »

Chez Desjardins, la porte-parole Chantal Corbeil dit que l’organisation a reçu un peu plus de 10 000 demandes d’allègements de membres et clients sur les produits de financement. « Nous serons en mesure d’avoir un portrait plus précis au courant du mois d’avril », précise-t-elle.

Il y a deux semaines, les grandes institutions financières canadiennes ont annoncé des mesures de soutien et d’allègement dans le but d’accompagner leurs clients éprouvant des difficultés financières en raison des impacts liés à la COVID-19.

Plus de 213 000 demandes de report de versements d’hypothèques ont été complétées ou en traitement par les six grandes banques du pays (Royale, Nationale, TD, Scotia, BMO et CIBC), rapporte le Globe and Mail.

Le volume élevé de demandes entraîne certains délais de traitement et les clients doivent faire preuve de patience dans certains cas.

À la Banque Nationale, par exemple, les clients peuvent faire une demande en ligne pour un report allant jusqu’à trois mois. Le client doit cependant continuer à payer les frais d’administration, les assurances et le montant prévu pour les taxes municipales et scolaires. Les versements reportés s’ajouteront au solde du prêt et porteront intérêt. Au renouvellement à l’échéance du terme, le solde du prêt augmentera en raison du capital et des intérêts qui n’auront pas été payés.