(Toronto) Un nouveau sondage fait croire que les Canadiens les plus durement frappés par les mises à pied et les fermetures d’entreprises associées à la crise de la COVID-19 sont aussi ceux qui sont les moins bien outillés pour faire face aux pertes financières qui en découlent.

Jean-Philippe Denoncourt
La Presse canadienne

Le sondage de l’Institut Angus Reid publié mercredi signale que déjà, 44 % des personnes interrogées ont rapporté qu’un membre de leur ménage ou elles-mêmes ont perdu des revenus d’emploi à cause de la crise. Or, les employeurs d’une majorité d’entre elles ne comblent pas leurs pertes de revenus.

Cette proportion est supérieure à la moyenne canadienne dans l’est du pays : 46 % au Québec et de 47 % dans les provinces de l’Atlantique

Autre illustration de la précarité économique de plusieurs répondants : 34 % d’entre eux craignent de ne pas pouvoir payer leur loyer ou leur versement hypothécaire du mois de mars et 32 % ont commencé à emprunter de l’argent.

De plus, 37 % des Canadiens qui ont subi une perte d’emploi dans leur ménage se croient incapables d’affronter d’ici 30 jours une dépense imprévue d’à peine 100 $.

Le sondage de l’Institut Angus Reid a été mené en ligne auprès de 1664 adultes entre les 20 et 23 mars. À titre de comparaison, pour un échantillon probabiliste, la marge d’erreur s’élève à plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.