Le ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, a estimé lundi qu’on peut avoir « un niveau de confiance assez élevé » de voir l’acquisition de Bombardier Transport par Alstom se concrétiser dans quelques mois.

La Presse canadienne

« Le nouveau Bombardier va avoir une unité d’affaires, spécialisée sur les avions d’affaires, une entreprise qui a des ventes de 9 milliards. On a un fleuron québécois qui va survivre et la dette qui va être réduite après la vente à Alstom va être très positive pour Bombardier », a commenté le ministre Fitzgibbon.

Tout en reconnaissant qu’il s’agit d’une transaction « très complexe » qui ne sera finalisée que dans un an et en rappelant qu’il y a plusieurs « enjeux européens », M. Fitzgibbon a souligné que les avocats des deux géants sont « confortables ».

« Il n’y a pas d’enjeux antitrust tant que ça au Canada et au Québec, mais c’est fondamentalement en Europe, Allemagne et France, que ça va prendre beaucoup de temps », a-t-il dit.

Il a ensuite estimé qu’Alstom voit en Bombardier — Amérique du Nord une plateforme qui lui permettra d’exploiter le marché nord-américain du transport ferroviaire pour rivaliser avec des mastodontes comme China Rail, Siemens et Hitachi. Tout cela est, à ses yeux, une excellente nouvelle pour les employés de La Pocatière et de Saint-Bruno-de-Montarville.

À ce sujet, la CSN a exhorté, par voie de communiqué, « le premier ministre François Legault à accélérer les démarches entourant les nombreux projets de transport collectif actuellement à l’étude au Québec ».

La CSN a aussi demandé à Alstom de « clarifier ses intentions quant au renforcement de ses activités ferroviaires au Québec », notamment en ce qui concerne ses usines de Sorel et de La Pocatière.

« De prime abord, il y a toujours un peu d’inquiétude, mais Bombardier était en si mauvaise situation financière depuis plusieurs années, qu’il y avait aussi de l’inquiétude là, parce que si l’entreprise avait fait faillite ou fermé, on ne serait pas plus avancés », a dit à La Presse canadienne le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Le syndicat demande enfin au gouvernement de « ne pas répéter les erreurs commises dans les dossiers du REM, dont la construction a été envoyée en Inde, et des wagons VIA Rail de l’axe Québec-Windsor, dont le contrat a été accordé à Siemens en Californie ».