Divulguées vendredi matin, les données sur le marché de l’emploi en janvier au Canada et aux États-Unis sont pressenties en tendance encore favorable au maintien de taux de chômage historiquement bas des deux côtés de la frontière.

Martin Vallières Martin Vallières
La Presse

Au Canada, les prévisions d’économistes du secteur financier oscillent autour de 25 000 emplois créés en janvier. S’il s’avère, un tel nombre serait en léger repli par rapport aux données révisées de décembre, mais néanmoins suffisant pour que le taux de chômage se maintienne à 5,6 %.

« La plupart des indicateurs donnent à penser que l’emploi a continué de croître au début de 2020, en suivi du rebond de la création d’emplois en décembre (+27 000) après un résultat désastreux en novembre (-54 000 emplois) », note Jocelyn Paquet, économiste à la Banque Nationale, dans son plus récent billet hebdomadaire de conjoncture.

« Et parmi ces indicateurs, la dernière édition de l’Enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada montrait que les intentions d’embauche n’ont jamais été aussi élevées depuis le deuxième trimestre de 2018. »

Aux États-Unis, le consensus des prévisions d’économistes pour l’emploi en janvier s’établit autour de 160 000 emplois créés, ce qui serait mieux que le léger affaiblissement à 145 000 emplois mesuré en décembre. Ce serait aussi bien suffisant pour maintenir le taux de chômage à seulement 3,5 %, ce qui est considéré comme un niveau proche du plein emploi dans l’économie américaine.

De l’avis des économistes du Mouvement Desjardins, « les demandes d’indemnités de chômage aux États-Unis sont retombées à un niveau historiquement bas pendant le mois de janvier, signe que le taux de licenciements était très faible. »

Aussi, notent-ils dans leur plus récent billet hebdomadaire de conjoncture, « l’embauche dans le secteur privé aux États-Unis pourrait avoir légèrement augmenté, à en juger par le niveau de l’indice PMI (NDLR Directeurs d’achats dans les entreprises) qui a été mesuré en janvier. »