(Montréal) Un important regroupement d’entreprises du secteur québécois de la construction résidentielle lance au gouvernement du Québec un cri d’alarme à propos de la pénurie de main-d’œuvre qui continue de miner la prospérité des entrepreneurs.

La Presse canadienne

Après avoir sondé les entrepreneurs l’automne dernier, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) affirme que 53 % d’entre eux jugent que le manque de main-d’œuvre s’est détérioré depuis un an.

Les données du sondage révèlent que pour plus des trois quarts des répondants, la croissance de l’entreprise est affectée, les délais consentis pour les travaux sont difficilement respectés et leur rentabilité est affectée.

François Bernier, vice-président principal Affaires publiques à l’APCHQ, affirme que lui est impossible d’envisager une autre saison de construction sous l’égide de la pénurie de main-d’œuvre. Il conclut que ce phénomène freine la croissance économique de l’industrie de la construction.

Il rappelle que le secteur de l’habitation représente 7 % du produit intérieur brut (PIB) du Québec, mais qu’il est régi, en partie, par un cadre légal distinct et complexe.

L’APCHQ propose donc au gouvernement quelques mesures, dont l’assouplissement de certaines barrières freinant la mobilité de la main-d’œuvre entre les régions, le décloisonnement des définitions de métiers et la possibilité qu’un travailleur puisse réaliser sur un chantier résidentiel des tâches complémentaires à celles de son propre métier.

L’APCHQ dit regrouper 18 000 entreprises au sein de 14 associations régionales.